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  <title>Thérapies intégratives et complémentaires</title>
  <description><![CDATA[Le site des thérapies intégratives et complémentaires: EMDR Intégrative, Hypnose, Sophrologie, EMDR - IMO]]></description>
  <link>https://www.therapies-complementaires.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-03T22:00:09+02:00</dc:date>
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   <title>La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme.</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 22:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Santé Intégrative</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Travailler sur la sécurité de la relation. Le texte suivant est en partie composé d’extraits d’un chapitre du « Grand livre du trauma complexe » (Dunod, 2023). Il présente le cas d’une femme au vécu difficile qui a dû fuir un père maltraitant...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210195-67727615.jpg?v=1783025894" alt="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." title="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." />
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     <div>
      Trauma à la suite d’une agression sexuelle ?       <br />
       Mlle M., 20 ans, au cours d’un week-end « d’intégration » trop alcoolisé, se fait agresser par un garçon et violer. Elle en parle tout de suite à ses amis qui appellent les parents. Les parents sont soutenants et adaptés. Ils vont porter plainte et sont reçus rapidement par le directeur de l’école qui « prend la mesure » de l’événement. La mère, soucieuse pour sa fille, appelle pour un rendez-vous. Il existe quelques reviviscences. Une séance d’EMDR suffit à remobiliser ses ressources afin qu’elle traverse cette épreuve pour poursuivre sa vie.       <br />
              <br />
       Trauma suite à une agression sexuelle ?       <br />
       Mlle K., 23 ans, au cours d’une soirée « amicale » trop alcoolisée, se fait agresser par un garçon et violer. Elle en parle tout de suite à ses amis qui lui reprochent d’avoir trop bu. Elle rentre chez elle en larmes et sa mère lui dit : « vu la façon dont tu t’habilles ce n’est pas étonnant ». Je la rencontre trois ans plus tard à la suite de sa troisième IMV. A la suite des travaux sur l’attachement (Bowlby, 1969), il apparaît que l’Homme est avant tout un être relationnel. Ainsi, la difficulté majeure à laquelle l’être humain pourra être confronté sera l’abandon et son « antidote » sera la relation. Mais pour que cet espace relationnel soit confortable, l’être humain doit pouvoir y éprouver de la liberté, une capacité à faire des choix, à accepter, à refuser... Sinon il tombe dans une deuxième problématique : la maltraitance (Betbèze, 2017) ; un espace relationnel où je ne peux pas exprimer ma liberté.       <br />
              <br />
       Le psychotraumatisme vient attaquer ces deux dimensions : la relation et la liberté dans la relation. Et la difficulté dans une prise en charge « complexe » nous semble avant tout liée au vécu abandonnique, au vécu de « défaillance » répété de ceux qui auraient dû protéger, plus que les actes maltraitants.       <br />
              <br />
       En effet, cette impossibilité répétée de se « reposer » dans une relation face à une détresse vécue comme vitale empêchera alors toute contextualisation et transformation de l’événement en une épreuve. Ainsi je ne suis plus victime d’un acte maltraitant dans un contexte donné, mais les autres (les hommes...), mon corps (les images, les sensations...), le monde (le système juridique, de soin...) deviennent maltraitants. Mais derrière ce discours, ce qui pousse est le vécu abandonnique. L’autre m’abandonne (ma mère, mon père...), mon corps m’abandonne (dans des vécus de figement, de dissociation où c’est le corps qui semble prendre le contrôle), le monde m’abandonne (la justice, les services sociaux...). Ainsi au départ, il n’est pas facile dans un discours saturé par la plainte et la maltraitance de voir en creux cette solitude qui donne une sensation de vide et est souvent appelée angoisse de mort. C’est pourtant ce vécu qui amènera désespoir et perte de sens qui nous semble être le coeur de la chronicisation.       <br />
              <br />
       Ainsi Mlle K. pourra vite évoquer les actions maltraitantes des hommes et passer une vie à les décrire. Plus elle les évoque et plus elle construira ce monde de « tous des porcs » et plus nous essayerons de lui faire « prendre du recul » et plus elle tombera dans le vide. Car elle ne peut dans ce monde s’appuyer sur l’autre, son père, sa mère... Il apparaît donc primordial de travailler sur la sécurité dans la relation avant tout. Une relation est sécure quand elle est inconditionnelle, la solidité de la relation est ressentie comme inébranlable quelles que soient les actions des protagonistes. Ainsi, avec cette personne que l’on appellera tiers sécure, je peux dire des choses stupides ou intelligentes, je peux faire ou rester tranquille, parler ou me taire... Bref, expérimenter de la liberté sans craindre la rupture, bâtissant ainsi la confiance en soi. Cette relation à l’autre m’ouvre un monde sécure à l’intérieur, dans lequel j’ai des ressources pour faire face. J’ai pu expérimenter la possibilité de pouvoir m’appuyer sur une relation pour apprendre, pour traverser un coup dur qui est devenu une épreuve dont j’ai pu tirer des enseignements. Se rejoue ainsi la « base de sécurité » de l’attachement. « Base » dans tous les sens du terme car ce n’est qu’un socle indispensable. Pour que ce réapprentissage fasse sens il faut que relation et liberté soient circulaires et sources de joie pour tout le monde.       <br />
              <br />
       Ainsi, dans cette conversation hypnotique autour de l’apprentissage du vélo, ce patient sent les bras de son père le tenir (relation) puis le lâcher (liberté)... cette confiance dans ses capacités... dans un contexte où il est possible de faire ou de ne pas faire : « c’est OK si tu y arrives… sinon on verra plus tard… ». Il voit son père si heureux de le voir explorer : « vas voir le monde et nous pourrons partager cela ». Ce plaisir de contribuer à rendre l’autre plus libre qui en retour reviendra nourrir la relation (se sentir un bon père...) source de plus de liberté... La boucle vertueuse de l’attachement prend forme : plus je suis « attaché » plus je suis libre, plus je suis libre plus le lien est renforcé.       <br />
              <br />
       C’est souvent initialement sur le temps de la thérapie, qui n’est pas un temps en dehors de la vie, que se construit cette exception (De Shazer, 1996). Ainsi le thérapeute se réjouit de l’effet de cette conversation sur le corps du patient qui semble maintenant capable de mouvement découvrant des intentions. Et il pourra peut-être remercier le « patient » de lui faire se sentir un bon thérapeute, ce qui donne du sens à sa vie. Nous avons déjà deux exceptions à relier pour tisser une histoire vivante dans laquelle pourront venir se dissoudre les images problèmes. Mais parfois la relation est peu accessible, la personne ne décrit que vide, menace et envahissement. Même si la personne peut nommer des gens qui la soutiennent, ce soutien est conditionnel. C’est-à-dire que la personne se sent obligée de faire, de dire des choses pour que les relations tiennent : partir, rester, se plaindre, se taire, travailler, crier, se soumettre... Ainsi dans la « thérapie », il peut apparaître utile de ne pas avoir d’attente particulière sur la réussite du soin : une certaine indifférence au changement (Roustang, 2001). La personne a le droit de s’améliorer ou non, d’être un bon patient (qui s’améliore) ou non... peu importe ; la relation tient. Indifférence au changement qui n’est pas indifférence à la personne. C’est-à-dire que la relation est déjà en place et que l’intention du thérapeute, que les choses aillent vers une « direction meilleure », appelée souvent bienveillance, reste la base du soin. Mais cette intention ne peut pas être une injonction, au risque de retomber dans de la maltraitance ou le rejet si la personne ne répond pas aux attentes de changement.       <br />
              <br />
       Dans ce monde du psychotraumatisme, si nous proposons trop vite des actions, elles seront vécues comme maltraitantes : « j’ai déjà fait… c’est trop dur… vous ne me comprenez pas ». Si nous proposons de prendre du temps, d’observer, de lâcher... cela sera parfois entendu comme trop vide avec des réponses comme : « mais cela ne sert à rien… vous ne faites rien… comme les autres... ». Ainsi à droite, quand on propose, on maltraite ; à gauche, quand on ne propose pas, on abandonne. Pour bien clôturer ce double lien (Wittezaele &amp; García-Rivera, 1992), qui émergera à chaque fois que la relation n’est pas en place, si nous demandons à la personne ce qu’elle désire, on entendra : « c’est vous le médecin, c’est à vous de savoir ». Ainsi, dans ce mode relationnel, des éléments comme la confiance, le respect sont souvent très lointains au départ, au mieux des concepts cognitifs désincarnés. Le thérapeute peut apparaître comme maltraitant de bien des façons pour la personne en situation de survie car elle est en difficulté pour percevoir les bonnes intentions de l’autre qui dans sa vision du monde n’a jusqu’ici été là que pour profiter d’elle ou la laisser tomber. La relation soignante pourra aussi être vue initialement comme ayant peu de valeur et il ne sera pas si facile de s’en servir comme base de sécurité. Si le soignant est là, c’est qu’il est payé pour et non parce qu’il a de l’intérêt pour moi, parce que j’ai une valeur, parce que je contribue à donner un sens à son travail... Comment « rencontrer » cette personne, être en lien et éprouver de la liberté dans ce lien ?       <br />
              <br />
       En pratique : le contenant, la forme de la relation       <br />
              <br />
       Nous ne proposerons ici que quelques réflexions dans ce champ infini qu’est la relation et qui nous semble faire l’intérêt de ce drôle de métier. Sur le plan de l’organisation de l’espace, il nous apparaît efficient de nous placer « à côté » de la personne ; les deux sièges formant un angle de moins de 45 degrés. Cette disposition semble avoir un effet sur la relation et la liberté. En effet, le bureau risque de majorer le sentiment abandonnique par la perte de proximité et la position haute implicite : « nous n’appartenons pas au même monde… ces problèmes ne peuvent me concerner… je suis un expert… ». Le face-à-face peut lui stimuler les prescriptions, les conseils pouvant être vécus comme une négation de la difficulté. Dans cette posture, nous gardons un oeil sur l’épaule du patient, reflet de sa respiration, seule information fiable concernant le vécu émotionnel (Vallée, 2017).       <br />
              <br />
       Cette « architecture » permet aussi d’externaliser un contenu devant les deux interlocuteurs (White, 2009) :       <br />
       - soit la scène problème : le problème n’est plus à l’intérieur de la personne mais devant, il est partagé et prêt à être projeté dans la main comme cible si besoin ;       <br />
       - soit l’avenir désiré : un objectif vers lequel aller se dessinant devant les deux protagonistes. La meilleure option semble ainsi être un siège roulant à hauteur réglable permettant d’ajuster la distance en fonction des besoins de la personne entre le trop près maltraitant, ou le trop loin abandonnique. Distance qui varie au cours de la vie de l’entretien.       <br />
              <br />
              <br />
       ... cette femme abusée de multiples fois ne pourra plus dire : « tous les hommes sont des porcs »       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-18-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Le-Psychotraumatisme_p161.html">Pour lire la suite de cet article sur le psychotraumatisme...       <br />
       </a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210195-67727621.jpg?v=1783025874" alt="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." title="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." />
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      <b>Dr Emmanuel MALPHETTES</b>       <br />
              <br />
       Travaille comme chef de service de psychiatrie au CHU de Nantes. Responsable du centre régional sur le psychotraumatisme et d’une unité de consultation de post-urgence. Formateur au DU d’hypnose, au DIU de prise en charge de la douleur, au sein de l’ARePTA-IMHENA et dans d’autres instituts de formation. Intervient comme enseignant dans les séminaires pour les internes en DES de psychiatrie, à l’IFSI, à l’Ecole de sages-femmes et à la Faculté de psychologie.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Trauma-quand-la-qualite-du-lien-change-tout_a268.html">Ils parlent de cet article...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hors-Série n°18 de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves. Le Psychotraumatisme.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210195-67727625.jpg?v=1783025890" alt="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." title="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." />
     </div>
     <div>
      Achat du numéro 18 du hors-série en version papier       <br />
       Lorsque la Version papier de ce numéro est sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place.       <br />
              <br />
       Comprendre, désensibiliser, revivre.       <br />
              <br />
       Merci à <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Construire-des-belles-images-du-futur-HS18-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Le-Psychotraumatisme_a374.html">Emmanuel Malphettes</a> d’avoir dirigé ce hors-série d’une très grande qualité sur le psychotrauma : chacun pourra comprendre la manière dont l’hypnose et les thérapies brèves sont des ressources essentielles pour déconstruire la force des histoires traumatiques.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-greffe-mythique-en-psychotraumatologie-HS18-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Le-Psychotraumatisme_a281.html">Hélène Dellucci, formatrice à EMDR Europe</a> et spécialiste en thérapie brève centrée compétences nous fait partager son expérience de prise en charge des traumas complexes. Elle montre comment l’utilisation de la « greffe » d’une valeur appartenant à une figure symbolique permet de recréer des liens vivants, pour que le sujet retrouve une capacité à faire face au vide identitaire. Si l’EMDR classique est bien adapté à la prise en charge du stress post-traumatique, dans les traumas complexes la reconnexion à une relation vivante est indispensable avant un travail de désensibilisation.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Remettre-le-passe-dans-le-passe-Hors-serie-18-de-la-revue-hypnose-therapies-breves_a152.html">Roberta Milanese, spécialiste de thérapie brève stratégique,</a> nous présente la technique du ''roman du traumatisme'' pour bloquer les tentatives de solutions (essayer d’oublier le trauma, éviter les situations associées au trauma, demander aide et réconfort) qui maintiennent le pouvoir du trauma dans la vie des personnes victimes de stress post-traumatique. Cette technique nécessite l’installation préalable d’une relation de coopération entre le client et le thérapeute. En cas de trauma complexe, le roman du trauma doit être associé au blocage des tentatives de solution des troubles associés (phobie, obsession compulsive, toxicomanie, automutilation, dépression, trouble de l’alimentation, paranoïa).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Vecus-de-detresse-et-de-deliaison-chez-l-enfant-en-ITEP-Revue-hypnose-et-therapies-breves_a289.html">Arnaud Zeman nous fait partager ses prises en charge d’enfants multi-traumatisés accueillis dans des ITEP</a>. Il montre l’importance de s’appuyer sur un tiers-sécure pour permettre à ces enfants de rentrer en relation et de réactiver des processus de re-liaison.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Exister-malgre-tout-Trauma-desamour-et-doute-en-therapie_a127.html">Vera Likaj décrit un paradoxe lié au processus dissociatif auquel est confronté tout thérapeute</a> : ce n’est pas parce que le patient est présent et donne son accord verbal pour un travail collaboratif qu’il arrive à faire confiance à son thérapeute. Son texte met en évidence l’importance de l’engagement du thérapeute dans la relation pour que le sujet puisse mobiliser ses ressources.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/435-la-th%C3%A9rapie-comme-r%C3%A9ducteur-de-complexit%C3%A9-revue-hypnose-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-sur-le-psychotraumatisme pointe">Emmanuel Malphettes</a> l’importance de donner forme à la sensation de vide qui amène le désespoir et la perte de sens, facteurs de chronicisation. A travers la situation du deuil bloqué d’un père maltraitant, il rappelle l’importance de définir un objectif relationnel pour sortir de la répétition mortifère.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/medecines-complementaires-alternatives/th%C3%A9rapies-psycho-corporelles/emdr/461-le-v%C3%A9cu-psychotraumatique-faciliter-un-recadrage,-une-%C2%ABd%C3%A9victimisation%C2%BB décrit">Wilfrid Martineau</a> avec sa finesse clinique habituelle le vécu psycho-traumatique. Cette description va aider chaque clinicien à aiguiser son écoute et à repérer les éléments pertinents dans la plainte afin d’en comprendre le sens.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/180-les-therapies-emdr-de-groupe-la-force-des-vecus-partages-face-aux-traumas">Emmanuel Contamin, Françoise Contamin et Laetitia de Scoutheete nous présentent les thérapies EMDR</a> de groupe comme facteur de résilience avec des enfants et des adolescents placés, ayant vécu des violences domestiques graves. Ce travail en groupe, très utile aussi dans les situations de catastrophe, est une ressource indispensable pour le thérapeute et les différents programmes de soin lorsque l’on sait que 500 millions de personnes à l’échelle mondiale souffrent de troubles psycho-traumatiques.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/EMDR-et-MESMAY-regarder-le-traumatisme-en-face_a229.html">Dominique Megglé nous présente son utilisation des mouvements alternatifs (MESMAY), d’autant plus efficaces qu’utilisés de manière plus hypnotique. L’EMDR doit être comprise comme une technique hypnotique</a> complétée par le « photoshop mental » redonnant au sujet, grâce à l’hypnose, la capacité de recréer un monde plus sûr. Il donne un plan détaillé de sa pratique donnant envie de lire ou relire son livre sur le trauma.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Les-tremblements-neurogeniques-TRE-Revue-hypnose-et-therapies-breves_a241.html">Murielle Figureau et Alexandra Princé nous présentent leur travail avec les tremblements thérapeutiques, dans la lignée de David Berceli, inventeur de la méthode TRE. Elles décrivent la technique et illustrent leurs propos d’exemples cliniques.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-intime-en-TLMR-De-la-transe-traumatique-a-la-transe-therapeutique_a1705.html">Éric Bardot, concepteur de la thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR), et Stéphane Roy,</a> décrivent comment sortir des situations traumatiques les plus graves pour habiter un monde humain. Ils précisent la notion de monde relationnel, son lien avec la transe thérapeutique et illustrent cette modélisation par une situation clinique expérimentée en formation.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Les-scenarios-reparateurs-Un-systeme-nerveux-autonome-plein-de-ressources_a387.html">Évelyne Josse fait le lien entre la théorie poly-vagale,</a> l’hypnose et la co-construction de scénarios réparateurs. Cette technique déjà développée par Janet et Milton Erickson, trouve ici toute sa pertinence en lien avec les travaux de Porgès sur le système nerveux autonome.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html">Virginie Lagrée</a> souligne à travers un récit très vivant l’importance pour le thérapeute de savoir accepter son impuissance. Les thérapeutes n’ont pas réponse à tout et doivent rester humbles devant le tragique de la vie.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Nous-sommes-une-personne-multiple-Pluralite-d-esprits-dans-le-Trouble-dissociatif-de-l-identite-TDI-Revue-hypnose_a290.html">Nicolas D’inca, chroniqueur régulier de la revue, nous présente sa pratique hypnotique</a> dans les troubles dissociatifs de l’identité par la restauration du dialogue interpersonnel et intérieur. Il retrouve les ressources des guérisseurs traditionnels pour aider au processus de réassociation.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Brainspotting-acces-et-retraitement-des-memoires-traumatiques-Reparer-les-cerveaux-pour-guerir_a230.html">Clotilde Hennequin-Rivoire,</a> élève de David Grand, promoteur du brain-spotting, nous montre comment la recherche d’un point oculaire, où le patient se sent moins perturbé et calme dans son corps, est un puissant activateur de ressources pour contacter les parties dissociées.       <br />
              <br />
       Nous remercions tous ces collègues de nous avoir transmis le vif de leur expérience pour permettre à chacun de trouver de nouvelles voies ou approfondir celles que nous utilisons dans ces situations si douloureuses et retrouver confiance dans le lien humain..       <br />
              <br />
       Crédit Photo © Xavier Montoy         <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210195-67727679.jpg?v=1783026173" alt="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." title="La thérapie comme réducteur de complexité. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme." />
     </div>
     <div>
      - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurence-ADJADJ_a22.html">Laurence ADJADJ</a> : Psychologue, Psychothérapeute, Présidente de France EMDR IMO ® et de l'Institut HYPNOTIM.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurent-GROSS_a72.html">Laurent GROSS</a> : Certifié Psychothérapeute par ARS en 2013, Kinésithérapeute, Vice-Président de France EMDR IMO ®, Président du CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris et de l'Institut IN-DOLORE       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/interview-dr-roxane-colette-livre-emdr-imo/">Dr Roxane COLETTE</a> : Médecin Psychiatre, auteur du livre: Petits maux, grands traumas: de l’EMDR à l’IMO, une nouvelle voie de guérison.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Sophie-TOURNOUER_a47.html">Sophie TOURNOUËR</a> : Psychologue, Psychothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple. Anime les formations et supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Claire-DAHAN_a233.html">Claire DAHAN</a> : Psychologue, Psychothérapeute. Conférencière internationale. Anime les formations et supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Pascal-VESPROUMIS_a191.html">Dr Pascal VESPROUMIS</a> : Médecin Addictologue, Président de l'ACCH. Anime des supervisions en visio.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97210195-67727615.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.therapies-complementaires.com/La-therapie-comme-reducteur-de-complexite-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-sur-le-Psychotraumatisme_a66.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.therapies-complementaires.com,2026:rss-97096220</guid>
   <title>Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 18:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Santé Intégrative</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnothérapie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97096220-67651041.jpg?v=1782214917" alt="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" title="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" />
     </div>
     <div>
      Lentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce.       <br />
              <br />
       Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé.       <br />
              <br />
       En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient. Cette anxiété majeure a d’ailleurs conduit à une série d’investigations scientifiques qui ont mis en évidence l’effet traumatique que représente l’annonce d’un diagnostic de cancer, conduisant même certains patients à développer des symptômes de Stress Post-Traumatique (Gonçalves et al., 2011). Pour cette raison, la prise en charge de l’impact traumatique généré par l’annonce d’un cancer pourrait être assimilée au traitement du stress post-traumatique, d’autant plus que la complexité de la maladie cancéreuse est liée à son incertitude et à une réalité somatique qui est inscrite dans le corps du patient et qui n’est pas discutable.       <br />
              <br />
       L’hypnose permet la mise en évidence, chez le patient traumatisé, d’une focalisation toute particulière. En effet, le patient qui se focalise principalement sur des événements négatifs tend à amnésier les autres événements positifs de son vécu. Dès lors, l’intérêt d’une approche hypnotique consiste à « défocaliser » le patient et à traiter cette amnésie. Afin d’illustrer cet objectif thérapeutique, nous pouvons nous référer à la prise en charge de la douleur chronique. En effet, dans ce domaine, le patient présente une douleur réelle et une souffrance émotionnelle qui conduit à une sensibilité accrue à la douleur. Dans ce cas, l’hypnose médicale joue un rôle prépondérant, permettant de soigner cette composante émotionnelle.       <br />
              <br />
       Suite à l’éclairage de l’hypnose médicale et à son efficacité dans la clinique de la douleur (Benhaiem, 2005), le patient cancéreux, traumatisé par son diagnostic, peut être accompagné comme un traumatisé chronique. En effet, l’approche hypnotique permet, d’une part de traiter les émotions qui sont associées à l’événement traumatique comme les hypnotiseurs le font dans la réduction des sensations douloureuses auprès des patients présentant une douleur aigüe, et d’autre part de modifier la perception que le patient a de son traumatisme en le réassociant et en lui permettant de se recentrer sur son corps comme certaines techniques hypnotiques le proposent, notamment chez le douloureux chronique.       <br />
              <br />
       Afin de répondre à l’intérêt grandissant d’une prise en charge de « l’après cancer » et de traiter le traumatisme chronique généré par l’annonce de ce diagnostic, cette réflexion clinique s’articule en quatre points. Dans un premier temps, nous aborderons la question du traumatisme de l’annonce du cancer. Dans un second temps, nous nous intéresserons au vécu du patient atteint d’un cancer, notamment à l’impasse à laquelle il est confronté. Dans un troisième temps, nous discuterons des phénomènes hypnotiques en jeu chez le patient cancéreux pour, enfin, dans un quatrième temps, aboutir à une réflexion sur une méthode de prise en charge de cet après-cancer.       <br />
              <br />
       <b>L’IMPACT TRAUMATIQUE DE L’ANNONCE DU CANCER</b>       <br />
       L’annonce du diagnostic du cancer altère irrémédiablement l’idée que le patient se fait de son avenir (Buckman, 2001). De ce fait, les perspectives d’avenir du patient deviennent pessimistes dans la mesure où non seulement ses projets de vie s’effondrent mais, également, parce qu’il est confronté à une incertitude quant à sa guérison.       <br />
              <br />
       Cette annonce, qui affecte le patient à un niveau « vital », est associée, dans la littérature, à un événement traumatique. En effet, selon Gonçalves et al. (2011), la symptomatologie anxieuse chez les patients qui viennent d’être diagnostiqué d’un cancer est relativement similaire à celle des patients souffrants de Stress Post-traumatique, qui est définit dans le DSM IV comme étant « un ensemble de réactions ou symptômes qui peut se développer chez une personne après qu’elle ait vécu, été témoin ou confrontée à un traumatisme, c’est-à-dire un événement qui a provoqué la mort ou de sérieuses blessures ou qui impliquait une menace de mort ou de graves blessures et qui a suscité une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur ». En outre, dans le cadre de cette pathologie, tout comme suite à l’annonce du cancer, le patient développe deux types de réactions : la reviviscence des symptômes et l’évitement de la situation stressante.       <br />
              <br />
       La reviviscence des symptômes permet une traduction de la problématique traumatique en des termes hypnotiques. En effet, Megglé (2002) définit une hypnopathologie du stress post-traumatique en précisant que les patients traumatisés sont dans une hypnose perturbée évidente, notamment parce qu’ils sont en permanence dans un état de dissociation : une partie d’eux-mêmes étant dans le présent et, l’autre partie, étant ailleurs, dans l’épisode traumatique, qu’ils revivent sans cesse. Selon Megglé, les patients traumatisés sont « paralysés » dans le mécanisme de sortie de la transe hypnotique.       <br />
              <br />
       Suite à ce mécanisme, apparaît alors la seconde réaction : l’évitement. En effet, la « paralysie » et la dissociation conduisent naturellement le patient à une tentative de fuite ou d’évitement de la situation traumatique qu’il revit malheureusement sans cesse.       <br />
              <br />
       <b>LE VÉCU DU PATIENT ATTEINT D’UN CANCER : UNE IMPASSE</b>       <br />
       Les aspects traumatiques ont une place particulière dans la clinique oncologique. En effet, s’il est fréquent de rencontrer des patients pour lesquelles l’annonce d’un diagnostic de cancer altère la perception de l’avenir et du passé (Buckman, 2001), certains patients s’interrogent sur la cause de leur maladie. Or, de nos jours, la science n’a pas réellement identifié toutes les causes d’apparition du cancer. Ce manquement du savoir médical peut, à lui seul, généraliser toute une série d’interprétations causales, le plus souvent culpabilisantes. C’est donc dans leur passé que les patients vont tenter de rechercher les raisons de leur maladie. A travers un mécanisme naturel de « régression en âge », ils vont établir un screening complet de leur mode de vie et identifier les éventuelles erreurs. Cette recherche n’a dès lors que pour unique conséquence de culpabiliser le patient quant à ces potentielles causes. Cette attitude, considérée comme étant dépressogène, conduit le patient à vivre dans son passé, sans aucune possibilité de le changer. Autrement dit, le patient vit une expérience mélancolique : il s’installe à un moment donné de sa vie, à un niveau où le monde s’arrête (Megglé, 2002).       <br />
              <br />
       En ce qui concerne la perception de l’avenir, elle n’est guère plus optimiste. En cancérologie, l’incertitude joue une place prépondérante. En effet, les médecins n’abordent pas la question de la guérison, qui, dans notre compréhension du terme, renvoie à l’idée d’une disparition complète de la maladie. En cancérologie, à la fin des traitements, certaines cellules sont peut-être encore présentes mais ne sont toutefois pas détectables. La notion de rémission renvoie à cette incertitude qui complexifie l’état psychique du patient. Or, les patients ont besoin de ce contrôle pour gérer leur anxiété. De ce fait, ils tentent cette expérience du contrôle, notamment présente dans l’attention accrue des sensations corporelles, à travers une hypervigilance médicale, voire un contrôle des attitudes alimentaires. En bref, le patient tente de contrôler son avenir.       <br />
              <br />
       Du fait de ce passé traumatique et culpabilisant et de cet avenir incertain, les patients ont tendance à développer un présent compliqué. En effet, ils ne vivent plus dans ce temps présent mais vacillent entre ces deux temps ou plutôt à travers les pôles négatifs de ces deux moments. L’intérêt d’un travail d’hypnose est de permettre au patient d’équilibrer cette expérience.       <br />
              <br />
       <b>LES PHÉNOMÈNES HYPNOTIQUES DE L’APRÈS CANCER</b>       <br />
       Le patient souffrant d’un cancer se situe, après ses traitements, dans une hypnose particulière. En effet, à la vue de cette sensibilité émotionnelle, de ce vacillement et de la focalisation sur un passé culpabilisant et sur un avenir incertain, plusieurs phénomènes hypnotiques peuvent être identifiés.       <br />
              <br />
       En lien avec ce passé culpabilisant et négativement perçu, le patient semble être dissocié. En effet, enfermé dans une transe hypnotique négative, il ne vit que dans la culpabilité et la dépression. Les éléments positifs du passé sont d’ailleurs complétement amnésiés, comme dans certaines dépressions (Megglé, 2002), au détriment des aspects négatifs qui sont issues d’une hypermnésie. De plus, le patient se met en quête d’une cause à son cancer et recherche dans sa mémoire certains éléments qui sont potentiellement identifiés comme fautifs.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, vu que le patient est dans une hypnose naturelle, qu’il est enfermé dans une transe négative, il présente certaines hallucinations. Certains symptômes, sensations corporelles peuvent en       <br />
              <br />
       effet être issues d’hallucinations kinesthésiques associées à l’objet de leur anxiété. Lorsqu’il ne s’agit pas d’une hallucination, ces sensations réelles dans le corps peuvent également être exacerbées par les émotions du patient. De ce fait, une sensation naturelle du corps peut prendre de l’importance, ce qui la transforme irrémédiablement en un symptôme inquiétant, à travers une hyper-focalisation du phénomène. D’autres manifestations comme la fatigue et les douleurs prennent également plus d’importance dans le corps du patient selon ce même principe.       <br />
              <br />
       En outre, les suggestions des médecins et de l’entourage du patient peuvent également renforcer cette hyper-focalisation négative. En effet, suite à la consultation médicale et à l’anxiété engendrée par les points d’attentions suggérées par le corps médical, certaines sensations peuvent miraculeusement se faire ressentir. Nous connaissons tous cette sensation étrange suggérée par l’infirmière qui prévient « attention, je vais piquer ». Bien avant que l’aiguille ait touché le bras, une sensation peu agréable apparaît. Que peuvent dès lors rencontrer les patients atteints d’un cancer lorsque, à longueur de journée, leur sont rappeler les phénomènes aversifs des chimiothérapies soit directement par le corps médical, soit par les médias ou les récits d’anciens patients qui veulent tout simplement être bienveillant et empathique ? Au-delà de ces sensations corporelles, l’incertitude, déjà discuté précédemment, renvoie à ce même phénomène de focalisation, et ce pour les mêmes raisons.       <br />
              <br />
       <b>QUELLES STRATÉGIES HYPNOTIQUES ?</b>       <br />
       Au vu de ces phénomènes, certaines stratégies hypnotiques peuvent permettre d’améliorer le vécu des patients atteints d’un cancer. La perception restreinte du corps malade peut être élargie comme nous le suggère Roustang (2002). De ce fait, changer le point de vue du patient, le mettre à une autre place, permettrait surement de voir ce corps d’une autre manière. En élargissant cette perspective, le patient pourrait peut-être voir et ressentir ce corps différemment. Il pourrait même investir, dans l’imaginaire, ce corps d’une manière différente.       <br />
              <br />
       De plus, le changement de perspective peut débloquer ce vacillement entre le négatif passé et le négatif à venir. Si nous prenons un pendule et le laissons pendre de droite à gauche en changeant le positionnement de notre main, ce pendule va commencer à changer de mouvement, éventuellement il va se mettre à tourner. C’est ce phénomène que nous rechercherons dans l’hypnose. Changer la place du patient lui permettra de visiter d’autres perspectives que les seuls champs négatifs actuellement investis, le remettre en mouvement. Pour atteindre cet objectif, le patient doit être amené à visiter du positif passé ou futur, ce qui permettra à notre pendule d’atteindre une troisième direction et changer le mouvement !       <br />
              <br />
       Pour répondre concrètement à ces questions, nous proposons une séance d’hypnose aux patients à la fin de leurs traitements. Dans un premier temps, nous induisons une transe légère et suggérons un endroit de sécurité en prenant bien soin de proposer au patient d’y être bien installé. Ensuite, nous utilisons une méthode dérivée de la technique de Rossi (1986) qui consiste à concentrer dans une main, choisie par le patient, ce qui lui est positif et dans l’autre le négatif. Suite à cette dissociation, nous suggérons une lévitation de la main dite « positive » et une catalepsie et une lourdeur de la main « négative » qui se referme sur elle-même, compressant par la même occasion les aspects compliqués (physiques et/ou émotionnelles). Cette mise en pratique de phénomènes hypnotiques permet de vérifier la transe et surtout de l’approfondir. De cette façon, le patient va pouvoir concevoir ses perceptions différemment et aussi, ressentir un sentiment de contrôle.       <br />
              <br />
       Après avoir appris à « contrôler » ses émotions par le simple fait de donner de l’importance à des événements positifs, jusque-là amnésiés et en réduisant l’impact négatif de son vécu par la suggestion de la fermeture de la main « négative », le patient ressent généralement un mieux-être émotionnel. Cette approche permet dès lors de changer de point de vue, comme l’idée du pendule qui tourne sur lui-même, métaphore décrite précédemment et qui peut être suggéré en séance.       <br />
              <br />
       Suite à cet exercice, nous proposons à l’inconscient du patient de se mettre au travail et d’intégrer le changement souhaité. Accompagné par le silence de notre voix, pendant que l’inconscient fera ces aménagements, le patient pourra poursuivre sa visite de l’endroit de sécurité qu’il a choisi. Cette démarche, décrite par Megglé (2014), permet progressivement de quitter la transe négative dans laquelle il était enfermé et ressentir les effets positifs de cette séance d’hypnose. Nous proposons par ailleurs au patient de pratiquer l’auto-hypnose pour renforcer ses défenses inconscientes.       <br />
              <br />
       <b>CONCLUSION</b>       <br />
              <br />
       Si l’intérêt de l’humanisation des soins et l’essor de la psycho-oncologie s’étendent, l’annonce d’un cancer reste un événement traumatique pour le patient. De plus, la peur liée à ce moment du diagnostic, même si elle est normale, peut, avec le temps, dévier vers du pathologique. Le patient traumatisé peut dès lors s’enfermer dans une transe hypnotique en focalisant des perspectives négatives, amnésiant par ailleurs ce qui semble être positif. Cette incapacité de sortir de transe peut être travaillée en séance.       <br />
              <br />
       Comme le patient est paralysé dans une transe négative en lien avec l’annonce du cancer, il est essentiel de mettre du mouvement en proposant un changement de perception. Dès lors, en suggérant ce changement de perspective, véhiculé par la transe hypnotique, le patient étendra ses perceptions, ce qui lui permettra de retrouver ce que la maladie et le trauma lié à l’annonce du diagnostic, ont camouflé dans la veille restreinte.       <br />
              <br />
       Les perceptions de la dimension temporelle et du corps peuvent être élargies par la mise en mouvement, qui permettra, au patient, de poursuivre son chemin et dès lors, permettre une sortie de transe hypnotique, atteignant de ce fait la veille élargie décrite par Roustang (2002). La technique issue des travaux de Rossi (1989) permet ce changement. En effet, l’apprentissage de cette technique apporte du mouvement et une sensation de contrôle de soi au patient, à distance de l’anxiété générée par l’annonce du diagnostic de cancer et du trauma qui y est associé. L’hypnose joue dès lors un rôle essentiel dans la prise en charge de l’après cancer et l’autohypnose permet l’approfondissement de cet apprentissage bénéfique.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Formation en Hypnose, EMDR et Cancérologie, approche intégrative.</b></div>
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      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97096220-67651042.jpg?v=1782214936" alt="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" title="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" />
     </div>
     <div>
      De l'annonce du cancer, en passant par la gestion des effets secondaires de la chimiothérapie, de la radiothérapie et jusqu'a l'après-cancer. Une formation en hypnose et communication thérapeutique d'une journée avec un médecin sénologue, radiologue, praticienne en EMDR Intégrative et hypnothérapeute à Paris.       <br />
              <br />
       Médecin radiologue et sénologue à l’Institut du Cancer à Montpellier (ICM) puis consultante en hypnose pour la Ligue contre le cancer et pour le Montpellier Institut du sein (MIS). Accompagne le patient en hypnose, EMDR, que ce soit à la phase diagnostique, traitement ou post-traitement.       <br />
              <br />
       Cette journée de formation sous un format de Masterclass, est incluse dans la formation de 9 jours en hypnose médicale du <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-Hypnose-EMDR-et-Cancer_a302.html">CHTIP Collège Hypnose Thérapies Intégratives Paris</a> * <a class="link" href="https://in-dolore.fr/hypnose-et-cancer/">IN-DOLORE</a> ou peut être suivie indépendamment.       <br />
              <br />
       Une formation pour les professionnels de santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97096220-67651391.jpg?v=1782215215" alt="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" title="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" />
     </div>
     <div>
      L’annonce d’un cancer est un tsunami. Ceci est particulièrement vrai pour le cancer du sein, touchant la femme dans sa féminité. Malgré les améliorations diagnostiques et thérapeutiques, il reste une expérience bouleversante voire traumatique pouvant entrainer une véritable détresse émotionnelle. L’hypnose médicale permet à la patiente de se sentir entendue, comprise, de redonner sa place à l’humain, et ceci à toutes les étapes du parcours.       <br />
              <br />
       L’outil hypnotique pourrait être pensé comme un outil transversal au cœur de la pluridisciplinarité (radio diagnosticien, cancérologue, chirurgien, radiothérapeute…) et être considérée dans une dimension intégrative. Le but étant l’amélioration de la prise en charge des patient(e)s, l’amélioration de la relation soignant/patient, l’autonomie des patient(e)s et donc l’amélioration de leur qualité de vie.       <br />
              <br />
       A travers quelques exemples et paroles de femmes, notre objectif est de montrer que l’hypnose médicale a toute sa place dans le cheminement de la patiente de la phase diagnostique (notamment lors d’examens complémentaires comme l’IRM, les biopsies), à l’annonce puis au cours du traitement (à ses effets secondaires), et bien-sûr à l’après-cancer.       <br />
              <br />
       Avec Claire DAHAN, Laurent GROSS et Michèle FOURCHON       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.catalogueformpro.com/11/masterclass-hypnose-et-cancer/2354816/hypnose-emdr-en-cancerologie-a-paris">Inscription sur le Catalogue en ligne</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite, commandez ce numéro de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</b></div>
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      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97096220-67651484.jpg?v=1782215544" alt="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" title="Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Transe-generative-Le-grand-voyage-de-conscience_a648.html">Transe générative. Le grand voyage de conscience. Stephen GILLIGAN</a>       <br />
       Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens.       <br />
              <br />
       L'auto-hypnose pour l'autonomie. Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD       <br />
       Particulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ?       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Concordanse-Therapie-conjugale-ondulatoire_a650.html">Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire. Frédéric BERBEN</a>       <br />
       Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Face-a-un-deficit-en-hormone-de-croissance_a649.html">Face à un déficit en hormone de croissance. Marie Clotilde WURZ DE BAETS</a>       <br />
       La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents.Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://hypnose-paris.com/revue-hypnose/129-hypno-philo-ethiques-de-la-coop%C3%A9ration">Hypno-philo: Ethiques de la coopération. Dr Thierry Servillat</a>       <br />
       Ce livre n’est pas à proprement parler de la philosophie. Richard Sennett est professeur de sociologie à New York et à la London School of Economics. Retraité, il prend le temps de compléter et terminer son oeuvre. Influencé par Michel Foucault, il a travaillé sur de nombreux sujets, dont, dernièrement, la question des compétences dont les gens ont besoin dans leur vie quotidienne. En commençant par celles requises dans l’artisanat, inspirant l’opus traité lors de notre dernier Hypnophilo.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Vous-pouvez-compter-sur-moi-Dr-Stefano-COLOMBO-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-34_a65.html">“Vous pouvez compter sur moi ”</a>. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34“ Vous pouvez compter sur moi ”.Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Suggestif-magnetique-sportif-et-surtout-reparateur_a87.html">Suggestif, magnétique, sportif, et surtout réparateur...Antoine Bioy</a>       <br />
       Pour commencer cette rubrique, posons- nous la question de savoir si le fameux « Dormez, je le veux ! » n’était pas si absurde ? Cordi et coll. (2014) montrent en effet que des suggestions pré-repos reçues en état hypnotique améliorent de façon significative la durée du sommeil. Très exactement, il s’agit du sommeil lent profond, impliqué dans l’amélioration de la plasticité cérébrale, et des capacités de restauration du corps (stimulation des défenses immunitaires…)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Ici-et-ailleurs-Transes-et-mots-d-est-et-d-ouest_a647.html">Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest. Christine GUILLOUX</a>       <br />
       Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences…       <br />
              <br />
       Jeunesse et hypnose médicale. Stéphane RADOYKOV        <br />
       Les ferments d'Hypnocrate. Être médecin, ça veut dire quoi ? Tu verras quand tu seras grand. D’accord, mais c’est quoi alors être un bon médecin ? Tu verras cela en temps voulu. Et un mauvais médecin, qu’est-ce que c’est ? En serai-je un ? Et puis qu’est-ce que je fais là autour de toute cette souffrance ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97096220-67651041.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.therapies-complementaires.com/Mieux-vivre-avec-un-cancer-Le-role-de-l-hypnose_a41.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Bouffées de chaleur: apports de l'hypnose.</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 14:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Santé Intégrative</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnothérapie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97097371-67651948.jpg?v=1782219006" alt="Bouffées de chaleur: apports de l'hypnose." title="Bouffées de chaleur: apports de l'hypnose." />
     </div>
     <div>
      Par Marc PICARD-DESTELAN       <br />
              <br />
       Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.       <br />
              <br />
       Souvent peu importantes, elles s’avèrent pour certaines personnes fortement envahissantes et même invalidantes. De plus, elles peuvent être majorées par une composante anxieuse de la personnalité.       <br />
              <br />
       Je mets en œuvre une dynamique en deux phases, sur une ou deux séances. La première se développe dans un jeu actif de questions/réponses. La seconde constitue le temps de l’hypnose formelle. La première phase consiste en une exploration de la situation (type de cancer, quelles étapes des soins cancérologiques ont été franchies, contexte familial et professionnel, etc.), une exploration de la manière dont ont lieu les bouffées de chaleur, puis l’accord sur un objectif et une brève explication de ce qu’est l’hypnose. A travers cette première étape se construisent une alliance et le sentiment que le thérapeute va travailler précisément sur les bouffées de chaleur propres à la personne. Ainsi je me montre très soucieux d’obtenir une description précise de la façon dont la bouffée de chaleur arrive et dont elle repart, dans quelle partie du corps, combien de temps elle dure, combien il y en a par journée, par nuit, si la sudation est importante, si d’autres phénomènes accompagnent la montée de chaleur proprement dite, tels que tremblements, accélérations cardiaques, vertiges, nausées, sensations de fatigue avant ou après la bouffée de chaleur, sensation de froid après la bouffée de chaleur. Bien souvent les personnes ne répondent pas à toutes les questions et me disent : « je ne sais pas, je n’ai pas fait attention ». J’insiste, sans peser, sur l’importance d’avoir ces éléments. Je les note par écrit pour mieux marquer mon attachement à obtenir cette description. Par rapport à l’objectif, il est intéressant de remarquer l’importance de bien le construire, même pour un travail qui semblerait aussi simple que celui-ci (1). Classiquement, les femmes viennent avec la demande suivante : « que mes bouffées de chaleur disparaissent ». Si le thérapeute en reste là, il court un grand risque d’échec. Je leur réponds : « Nous allons chercher un objectif plus fin, plus subtil. Imaginez que je vous demande de ne pas penser à un hippopotame vert en tutu rose, à quoi pensez-vous ? » En me répondant « un hippopotame vert » la personne saisit de suite qu’en souhaitant la disparition des bouffées de chaleur elle reste focalisée sur celles-ci. De plus, se concentrer sur la disparition des bouffées de chaleur nous place dans l’échec en cas de non-disparition et empêche de percevoir une amélioration. Il s’agit donc d’inviter la personne à choisir un objectif plus tangent et plus subtil : « passer de meilleures nuits, que l’intensité des bouffées de chaleur diminue, avoir moins chaud, suer moins, qu’il y en ait moins sur le temps de travail, que les bouffées deviennent supportables, etc. ».       <br />
              <br />
       La seconde phase consiste en une séance d’hypnose. En voici les étapes : installation de l’hypnose et invitation à la possibilité d’expérimenter des changements, approfondissement et travail ciblé sur le phénomène des bouffées de chaleur, suggestions post-hypnotiques, sortie de transe.       <br />
              <br />
       En dehors du cœur de la séance d’hypnose centrée sur les bouffées de chaleur, le début et la fin de la séance conviennent aussi fort bien à toutes sortes de problèmes somatiques : eczéma, allergies, douleurs, in- conforts divers ressentis dans le corps, etc.       <br />
              <br />
       « Ce que nous allons faire est très simple. Placez-vous confortablement, aussi confortablement que possible. Et maintenant, je vous demande d’accueillir les sensations au niveau des pieds, le contact immédiat de vos pieds avec vos sandales et peut-être aussi une sensation de chaleur, ou de fraîcheur, ou de picotements, ou de fourmillement, de légèreté, de lourdeur... (2) Des choses très simples. Accueillir les sensations au niveau de vos chevilles... épaules... bras... dos... (Passer toutes les parties du corps en évitant les zones douloureuses, ce qui suppose de demander au départ si la personne a mal quelque part.) Accueillir le mouvement régulier de votre ventre qui permet de recevoir l’air dont vous avez besoin et rejeter ce dont vous n’avez plus besoin. Très bien... »       <br />
              <br />
       Lieu sécure : vérifier l’entrée en hypnose en prenant la main et mettre le bras en position de lévitation cataleptique en évitant le bras qui aurait subi une opération liée au cancer du sein.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-48-version-Papier_p54.html">... Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Formation en Hypnose, EMDR et Cancérologie, approche intégrative.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97097371-67651949.jpg?v=1782219330" alt="Bouffées de chaleur: apports de l'hypnose." title="Bouffées de chaleur: apports de l'hypnose." />
     </div>
     <div>
      De l'annonce du cancer, en passant par la gestion des effets secondaires de la chimiothérapie, de la radiothérapie et jusqu'a l'après-cancer. Une formation en hypnose et communication thérapeutique d'une journée avec un médecin sénologue, radiologue, praticienne en EMDR Intégrative et hypnothérapeute à Paris.       <br />
              <br />
       Médecin radiologue et sénologue à l’Institut du Cancer à Montpellier (ICM) puis consultante en hypnose pour la Ligue contre le cancer et pour le Montpellier Institut du sein (MIS). Accompagne le patient en hypnose, EMDR, que ce soit à la phase diagnostique, traitement ou post-traitement.       <br />
              <br />
       Cette journée de formation sous un format de Masterclass, est incluse dans la formation de 9 jours en hypnose médicale du <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-Hypnose-EMDR-et-Cancer_a302.html">CHTIP Collège Hypnose Thérapies Intégratives Paris</a> * <a class="link" href="https://in-dolore.fr/hypnose-et-cancer/">IN-DOLORE</a> ou peut être suivie indépendamment.       <br />
              <br />
       Une formation pour les professionnels de santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97097371-67651951.jpg?v=1782219330" alt="Bouffées de chaleur: apports de l'hypnose." title="Bouffées de chaleur: apports de l'hypnose." />
     </div>
     <div>
      L’annonce d’un cancer est un tsunami. Ceci est particulièrement vrai pour le cancer du sein, touchant la femme dans sa féminité. Malgré les améliorations diagnostiques et thérapeutiques, il reste une expérience bouleversante voire traumatique pouvant entrainer une véritable détresse émotionnelle. L’hypnose médicale permet à la patiente de se sentir entendue, comprise, de redonner sa place à l’humain, et ceci à toutes les étapes du parcours.       <br />
              <br />
       L’outil hypnotique pourrait être pensé comme un outil transversal au cœur de la pluridisciplinarité (radio diagnosticien, cancérologue, chirurgien, radiothérapeute…) et être considérée dans une dimension intégrative. Le but étant l’amélioration de la prise en charge des patient(e)s, l’amélioration de la relation soignant/patient, l’autonomie des patient(e)s et donc l’amélioration de leur qualité de vie.       <br />
              <br />
       A travers quelques exemples et paroles de femmes, notre objectif est de montrer que l’hypnose médicale a toute sa place dans le cheminement de la patiente de la phase diagnostique (notamment lors d’examens complémentaires comme l’IRM, les biopsies), à l’annonce puis au cours du traitement (à ses effets secondaires), et bien-sûr à l’après-cancer.       <br />
              <br />
       Avec Claire DAHAN, Laurent GROSS et Michèle FOURCHON       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.catalogueformpro.com/11/masterclass-hypnose-et-cancer/2354816/hypnose-emdr-en-cancerologie-a-paris">Inscription sur le Catalogue en ligne</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
              <br />
       N°48 : Février/mars/avril 2018       <br />
              <br />
       - Edito : Sophie Cohen, rédactrice en chef       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="http://therapies-complementaires.com/bouff%C3%A9es-de-chaleur-apports-de-lhypnose/">Bouffées de chaleur. Apports de l'hypnose. Marc Picard-Destelan</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Les-11-principes-d-Erickson-Etude-synthetique_a1614.html">Les 11 principes d'Erickson. Ses techniques et stratégies. Abraham Hernandez Covarrubias</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-troisieme-Selon-Francois-Roustang_a220.html">Le symptôme, un ami ? Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="http://hypnose-ericksonienne.asso.fr/Traumatismes-complexes-Adaptation-de-l-hypnose_a84.html">Traumatismes complexes. Olivier Piedfort-Marin</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Personne-agee-demente-et-l-hypnose-aux-urgences-Marie-Laure-MOUEZA_a925.html">Personne âgée démente aux urgences. Alzheimer. Marie-Laure Moueza</a>       <br />
              <br />
       Dossier : La respiration       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/La-respiration-est-le-souffle-de-vie-Jeanne-Marie-Jourdren_a169.html">Le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Mouvement-de-respiration-Concepcion-RUANO-SICHI_a47.html">Mouvement de respiration. Conception Ruano-Sichi</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/En-orthophonie-la-respiration-Isabelle-HUE-DELETTREZ_a46.html">En orthophonie, la respiration. Isabelle Hué-Delettrez</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Observer-et-utiliser-la-respiration-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-48_a99.html">Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel Hérin</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Le-souffle-de-vie-dans-la-readaptation-Jeanne-Marie-Jourdren_a48.html">La respiration dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="http://hypnose-ericksonienne.asso.fr/C%CC%A7a-tombe-bien--Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-48_a85.html">Quiproquo, malentendu et incommunicabilité. &quot;Ça tombe bien !&quot;. Stefano Colombo et Mohand Chérif Si Ahmed (alias Muhuc)</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Laissez-advenir-Sophie-COHEN_a927.html">Les parenthèses enchantées. &quot;Laissez advenir&quot;. Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/cette-phobie-peur-de-mourir-de-vivre-dr-adrian-chaboche/">Les champs du possible. &quot;Cette phobie, une peur de murir ou de vivre ? Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Hypnose-et-danse-avec-Catherine-Contour-Dr-Dina-ROBERTS_a1615.html">Pas de côté. &quot;Hypnose et danse&quot;. Dina Roberts et Catherine Contour</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Les-Grands-Entretiens-Jean-Marc-Benhaiem-par-Gerard-Fitoussi_a221.html">Les grands entretiens. Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Jean-Marc-Benhaiem_a174.html">Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Recherches-Neuroscience-of-consciousness-2017-Dr-Adrian-CHABOCHE_a150.html">Recherches. &quot;Neuroscience of consciousness 2017&quot;. Lauriane Bordenave</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97097371-67651948.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.therapies-complementaires.com/Bouffees-de-chaleur-apports-de-l-hypnose_a42.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.therapies-complementaires.com,2026:rss-97204732</guid>
   <title>France EMDR - IMO ®. Recherche clinique, Formations et stages de mise à niveau de thérapeutes.</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 14:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Santé Intégrative</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97204732-67722880.jpg?v=1782994005" alt="France EMDR - IMO ®. Recherche clinique, Formations et stages de mise à niveau de thérapeutes." title="France EMDR - IMO ®. Recherche clinique, Formations et stages de mise à niveau de thérapeutes." />
     </div>
     <div>
      Depuis début 2023, l’Association France EMDR - IMO ® se donne comme objectifs d’encadrer les formations, de faire respecter les critères de formation des thérapeutes en <a class="link" href="https://www.emdr.fr/">EMDR - IMO ®</a>, d’accréditer des instituts formation à cette approche.       <br />
              <br />
       L’association édite aussi un <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Praticiens-Officiellement-Certifies-par-France-EMDR-IMO-en-Ile-de-France_r28.html">annuaire de praticiens de la thérapie EMDR - IMO ®</a>       <br />
              <br />
       L’association organise aussi des formations et des stages de formations complémentaires pour les praticiens ayant besoin d’une mise à niveau par rapport aux dernières recherches cliniques.       <br />
              <br />
       Pour l’instant, ces formations ont lieu dans différentes villes, telles que <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Paris, Marseille, Bordeaux, Nancy, Strasbourg. Voir l'agenda</a>       <br />
              <br />
       L’association soutient les actions d’études et de recherche dans les applications cliniques et théoriques sur la <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/">thérapie EMDR - IMO ®.</a>       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97204732-67722881.jpg?v=1782993998" alt="France EMDR - IMO ®. Recherche clinique, Formations et stages de mise à niveau de thérapeutes." title="France EMDR - IMO ®. Recherche clinique, Formations et stages de mise à niveau de thérapeutes." />
     </div>
     <div>
      <b>Association France EMDR - IMO ®       <br />
       58, rue de la Folie Méricourt       <br />
       75011 Paris</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97204732-67722881.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.therapies-complementaires.com/France-EMDR-IMO-Recherche-clinique-Formations-et-stages-de-mise-a-niveau-de-therapeutes_a63.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.therapies-complementaires.com,2026:rss-97216643</guid>
   <title>Hypnose: Rapport de l'INSERM sur l'évaluation de l'efficacité de l’hypnose</title>
   <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 13:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Santé Intégrative</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnothérapie]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97216643-67732265.jpg?v=1783079434" alt="Hypnose: Rapport de l'INSERM sur l'évaluation de l'efficacité de l’hypnose" title="Hypnose: Rapport de l'INSERM sur l'évaluation de l'efficacité de l’hypnose" />
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      Un nouveau rapport de l'Institut National de la Santé et de la Recherche médicale vient d'être publié. Le thème : l'hypnose et plus précisément l'évaluation de l'efficacité de la pratique de l'hypnose. Ce rapport définit d'abord ce qu'est l'hypnose et ce que cette pratique recouvre. Il présente aussi les différentes études qui ont été publiées sur le sujet. Extrait.       <br />
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       Revue de la littérature médicale scientifique et de la littérature destinée aux professionnels       <br />
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       L’hypnose est une technique ancienne, utilisée pour le soin dans les sociétés occidentales depuis au moins 200 ans. Par la parole, le praticien en hypnose induit chez le patient un état de conscience particulier caractérisé par une indifférence à l’extérieur et une hyper suggestibilité. Cet état de conscience « hypnotique » peut être utilisé pour amplifier les ressources internes du patient de lutte contre l’anxiété et la douleur et faire disparaitre des symptômes. La pratique psychothérapeutique de l'hypnose donne une importance majeure à la notion de présence, à laquelle le patient accède par le biais de ses perceptions sensorielles.       <br />
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       L’hypnose recouvre en effet un ensemble de pratiques sensiblement différentes : hypnosédation (à visée sédative, utilisée en anesthésie), hypnoanalgésie (contre la douleur) et hypnothérapie (à visée psychothérapeutique). Il en est de même des formations à l’hypnose en France : elles sont hétérogènes. Il existe une douzaine de formations universitaires, à ce jour non reconnues par l’Ordre des médecins. Il existe également de nombreuses formations associatives et privées. Certaines sont réservées aux professions médicales et/ou aux professions de santé, et d’autres sont accessibles à un public plus large. Le statut d’hypnothérapeute, non réglementé, concerne ainsi des praticiens aux qualifications forts différentes.       <br />
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       Les mécanismes physiologiques à l’œuvre dans l’hypnose ont été et sont encore régulièrement étudiés. Les résultats issus de ces études ont permis d’objectiver des modifications du fonctionnement cérébral en lien avec la transe hypnotique, mais ils ne permettent pas encore d’expliquer complètement le phénomène.       <br />
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       L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing, technique de désensibilisation et retraitement par mouvements oculaires) est une pratique beaucoup plus récente (fin des années 1980). Elle intègre certains éléments issus de l’hypnose et d’autres approches psychothérapeutiques. Cette thérapie brève, basée sur le modèle du traitement adaptatif de l'Information, est notamment utilisée dans la prise en charge du syndrome de stress post traumatique. Les formations initiales et continues sont contrôlées et homogénéisées au niveau national et européen pour obtenir le titre de « Praticien EMDR Europe » (ou sa réaccréditation).       <br />
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       Il existe une vingtaine d’études cliniques (incluant plus de 100 sujets) et/ou revues de la littérature réalisées par la fondation Cochrane qui ont eu pour but d’évaluer l’efficacité de l’hypnose dans certaines de ses indications : hypnosédation, hypnoanalgésie (accouchement, intervention chirurgicale, etc.), pathologies fonctionnelles (colopathie, bouffées de chaleur, etc.), psychiatriques (addictions, stress post traumatique). Certaines de ces études ont de réelles qualités méthodologiques. Les résultats sont variables ; il existe néanmoins suffisamment d’éléments pour pouvoir affirmer que l’hypnose à un intérêt thérapeutique potentiel, en particulier en anesthésie per-opératoire ou dans la colopathie fonctionnelle (colon irritable). Les données actuelles sont insuffisantes voir décevantes dans d’autres indications comme le sevrage tabagique ou la prise en charge de la douleur lors de l’accouchement. Des études qualitatives conduisent cependant à relativiser la portée de ces conclusions : les bénéfices de l’hypnose tels que formulés par les patients ont du mal à être traduits en termes numériques à l’aide des instruments cliniques habituellement utilisés dans les études. Par exemple, dans le traitement de la douleur, c’est l’impact émotionnel de la douleur qui serait réduit par l’hypnose plus que l’intensité de la douleur elle-même.       <br />
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       Concernant l’EMDR et la prise en charge du syndrome de stress post traumatique (SSPT), il existe deux revues Cochrane, qui confirment que l’EMDR est efficace dans la prise en charge du SSPT chez l’adulte mais ces revues ne permettent pas de conclure chez l’enfant et l’adolescent.       <br />
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       En ce qui concerne la sécurité de l’hypnose et de l’EMDR, les études sont rassurantes. Il faut toutefois être vigilant sur les dérives éthiques que les techniques de suggestions peuvent entraîner. Comme dans de nombreuses autres techniques de soins non conventionnels, une règlementation des pratiques serait ainsi souhaitable.       <br />
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       Bien entendu, les études visant à évaluer l’effet clinique de l’hypnose obligent à repenser les standards méthodologiques classiques. Certes il est possible et utile de réaliser des études comparatives randomisées. Mais on se rend compte que des études qualitatives bien menées sont tout autant indispensables pour déterminer ce que les patients ont vécu subjectivement lors de ces prises en charges. Ce point de vue subjectif est essentiel compte tenu des cibles thérapeutiques de l’hypnose. Ces études qualitatives sont par ailleurs indispensables quand il s’agit de choisir le ou les critères d’efficacité utilisés dans les essais thérapeutiques randomisés. Sinon, une étude négative laissera toujours planer le doute que le « véritable » intérêt de l’hypnose a été manqué. Le choix du groupe contrôle à inclure dans ces essais est lui aussi délicat. Faut-il recourir à un « placebo » d’hypnose ? Tout dépend de l’objectif recherché. S’il s’agit de montrer l’utilité clinique de l’hypnose alors non, un groupe contrôle de soin courant sera suffisant. S’il s’agit de rechercher les composantes du soin hypnotique qui sont les plus efficaces alors oui, il sera utile de proposer à un groupe de patients une version amoindrie du soin hypnotique.       <br />
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       On le voit, l’évaluation de l’hypnose en médecine soulève de nombreuses questions. Mais la chose est possible et l’on doit se féliciter de voir que de plus en plus d’études sont engagées dans ce domaine, y compris en France.       <br />
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       Source : Rapport Inserm « Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose ».       <br />
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