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 <title>Thérapies intégratives et complémentaires</title>
 <subtitle><![CDATA[Le site des thérapies intégratives et complémentaires: EMDR Intégrative, Hypnose, Sophrologie, EMDR - IMO]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-03T22:23:09+02:00</updated>
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   <title>Comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75.</title>
   <updated>2026-07-03T00:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.therapies-complementaires.com/Comprendre-le-role-different-de-la-pensee-et-de-la-sensorialite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a65.html</id>
   <category term="Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
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   <published>2026-07-02T22:30:00+02:00</published>
   <author><name>Santé Intégrative</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Interview du Dr Jean-Marc BENHAIEM par le Dr Jliuen BETBEZE.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210052-67727581.jpg?v=1783024575" alt="Comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." title="Comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." />
     </div>
     <div>
      • Dans le livre que tu viens d’écrire, tu soulignes l’importance de modéliser le travail en hypnose à partir de trois modes : mental, sensoriel et confusion. Pour toi, chaque mode s’exprime à la fois de manière équilibrée et adaptée, et parfois aussi de façon excessive, déséquilibrée, négative, facteur de pathologie. Comment es-tu parvenu à modéliser ton travail de cette manière ?         <br />
              <br />
       • Jean-Marc Benhaiem : J’ai travaillé pendant plus de trente ans et je voyais des patients qui avaient des souffrances localisées dans le dos, dans une jambe, dans la tête, dans un bras, dans le ventre, le côlon... J’écoutais ces patients et je me disais : où sont-ils ? Sont-ils dans la tête, dans le mental, dans leur corps ? Non, ils ne sont pas dans leur corps ; sont-ils dans la confusion, dans un trauma ? Ont-ils vécu un accident grave qui a provoqué des  douleurs, des séquelles, etc. ? Et à force de discuter, d’échanger, de travailler, notamment avec François Roustang, on a fini par clarifier ceci : la plupart des patients qui viennent me voir pour des névroses, des symptômes d’hyperalgie, des douleurs chroniques, sont tous dans la pensée, le mental, les ruminations, les regrets, l’anxiété insupportable qu’ils ne peuvent pas maîtriser, et donc avec une pensée « dilatée »       <br />
              <br />
       Donc si l’on quitte ce mode mental surdéveloppé, que va-t-il se passer ?         <br />
              <br />
       A force d’observer toutes ces situations cliniques, où les patients disent : « c’est sûr, si j’arrête de penser, je suis bien, je suis dans le moment présent, j’étais dans le passé avec mes souffrances », et petit à petit ces trois modes me sont apparus, mais cela m’a pris des années, je les ai mis dans un tiroir en me disant : « on verra plus tard... », et puis un jour je me suis rendu compte que c’était un chemin qui pouvait être extrêmement utile pour les patients, comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité :         <br />
              <br />
       • La pensée, c’est-à-dire le mode mental, l’intellect, où la personne réfléchit, se culpabilise, se regarde, regrette, se souvient des souffrances de son enfance, ne comprend pas pourquoi il y a des tas de choses qu’elle ne parvient pas à maîtriser... Et je voyais cela aussi chez les personnes prises dans les ad- dictions, sans arrêt submergées par des en- vies, des recherches de plaisir, de détente, que l’addiction va leur proposer.         <br />
              <br />
       • Ensuite il y a le mode sensoriel, plus évident, qui apparaît lorsqu’on dit aux patients : « est- ce que vous ressentez la chaise où vous êtes ? » pour les rendre présents. S’ils ressentent la chaise, c’est qu’ils sont dans leur corps, donc c’est le corps qu’il faut rejoindre, pour res- sentir : est-ce que je suis vraiment présent ? Est-ce que je suis dans mes bras, dans mes jambes, un peu comme on dirait pour un sportif : est-ce que mes parents sont dans les tribunes, est-ce que je ne vais pas trébucher lorsque je vais courir, est-ce que je vais arriver à bien nager ? Et le coach intervient en disant : « mais arrêtez, restez dans vos bras, dans vos jambes, dans le corps », c’est-à-dire : « laissez les pensées rejoindre votre corps ».       <br />
              <br />
       Et la personne va pouvoir courir, nager, danser, sauter, etc.         <br />
              <br />
       • Le passage entre ces deux modes est possible en passant par une légère confusion.  C’est ainsi que les trois modes sont apparus, en réalité ils ont toujours existé, mais ils sont discernables :       <br />
       • La sensorialité, c’est-à-dire : « je suis un corps qui ressent », tous les sens, le thermique, le fauteuil, l’ambiance un peu animale, les couleurs, les odeurs... En hypnose le mode sensoriel est essentiel, c’est-à-dire « je ressens, je perçois, je trouve ma place, je sais comment agir, je retrouve le mouvement ».         <br />
       • De l’autre côté la pensée qui raisonne.       <br />
       • Et la confusion qui permet de passer de la pensée à la sensorialité et vice versa.       <br />
              <br />
              <br />
       La confusion peut être positive, « je suis submergé par la musique », « je suis dans un état second », et elle peut aussi être négative, c’est-à-dire « je suis dans le trauma », « j’y repense toujours », « j’ai été abusé et ma vie s’arrête, je n’agis plus ».  J’ai ainsi reçu des patients pris dans un syndrome post-traumatique et quand je leur demandais « alors ? », ils ne ressentaient rien, il n’y a plus d’orgasmes, il n’y a plus de douleurs, ou bien dans le cas de cette petite fille de 3 ans gravement brûlée, l’anesthésiste me dit : « je lui ai mis une perfusion, elle n’a rien senti », elle a 3 ans ! Elle n’a pas bougé alors qu’elle a été piquée avec une aiguille dans son bras, et elle n’a pas bougé parce qu’elle n’était pas dans son corps, elle était encore dans le trauma de la brûlure qu’elle a vécue. Donc petit à petit j’ai senti que les humains pou- vaient quitter leur corps, ce qui est bien pra- tique au niveau du bloc opératoire puisqu’on peut faire « diversion », donc pouvoir s’éloigner du corps et ne pas voir comme il souffre, ce qui peut rendre service au bloc, et aussi dans le cas des addictions ou des douleurs chroniques.  Nous avons ainsi les trois modes qui apparaissent, et faut-il préférer un mode à un autre ?       <br />
              <br />
       Non, les trois sont « bien », il faut juste que la personne ne soit pas bloquée dans un de ces trois modes, et que revienne une sorte de fluidité qui permette facilement à la personne de passer de la pensée au sensoriel, puis de nouveau du sensoriel à la pensée. Et comment fait-elle ? Eh bien d’abord cela se fait tout seul, c’est physiologique. Il faut mettre une confusion dans les pensées pour retrouver le corps, ou pour passer du corps au mental : « je quitte le corps et je retrouve le mental pour faire un boulot », et cette flui- dité est, pourrait-on dire, l’équilibre que l’on recherche.         <br />
              <br />
       • Je comprends bien ces trois modes que tu viens de décrire. D’un point de vue pédagogique ils sont extrêmement clairs et précis, en tout cas ils peuvent aider chacun à s’orienter dans le travail en hypnose. Comment comprends-tu que, à un moment donné, ces modes se désorganisent, par exemple après un trauma, que cette fluidité de la vie s’arrête ? Est-ce lié à des choses particulières, à des expériences douloureuses qui n’ont pas été intégrées, à des conflits, à autre chose ? Comment appré- hendes-tu ces blocages, la façon dont ils s’installent, et cette fluidité qui n’est plus présente ?         <br />
              <br />
       • C’est la question de l’origine, et je me réfère à Spinoza qui parle de l’origine des affections. Pour moi, c’est une telle clarté de trouver l’origine, ce n’est pas simplement pour tout comprendre, sinon je serais également pris dans une volonté de maîtrise, mais parce que ça éclaire les situations pathologiques que vivent les patients. Prenons par exemple une patiente qui a vécu une situation compli- quée dans l’enfance, pas forcément des choses horribles, mais qui me dit : « j’ai eu un père très autoritaire, il était tout le temps en colère, maman ne nous défendait pas, à 17 ans je me suis dit : “je quitte la maison, je n’en peux plus” ». Quel est le résultat chez cette person- ne ? Elle pense beaucoup, puisqu’elle cherche à comprendre : « que se passe-t-il, qu’est-ce que j’ai fait ? Il fallait tout le temps que je m’excuse alors que je n’avais rien fait de mal, et maman me disait : “va t’excuser auprès de papa”, mais je n’avais rien fait ! ». Et voilà que le mental se développe pour essayer de comprendre : « est-ce que je suis aimée ? est-ce que je suis désirée ? pourquoi me traite-t-on comme ça ? » L’enfant ne peut pas dire : « papa est fou et maman est bizarre », il est obligé de se poser mille questions , mais il ne peut pas conclure.       <br />
              <br />
       Donc le mental se développe, « je quitte mon corps », car celui-ci se rigidifie. Et pourquoi ce corps devient-il dur et rigide ? C’est parce que « je ne suis plus avec lui » et que tous ces mécanismes sont des mécanismes de défense. Si je pense, c’est pour essayer de comprendre, et d’essayer de maîtriser ce qui m’arrive. Et si je me durcis dans le corps, je me protège, d’autant plus que j’ai reçu des gifles, des coups. Et cette rigidité corporelle est un système de défense, comme si je mettais une cuirasse autour de moi, pour essayer de ne pas souffrir des mots méchants, de la violence verbale, etc. Les années passent, la personne grandit, et on la retouve dix, vingt, trente, quarante ans après exactement pareille, c’est- à-dire : elle pense beaucoup, elle a la cuirasse, elle est contracturée, elle a des douleurs, des addictions, et ce schéma est incroyablement presque toujours le même chez ces personnes qui ont eu ce type de vécu.         <br />
              <br />
       Depuis plusieurs années, je pose la question suivante à presque toutes les personnes que je reçois : « c’est bizarre, on dirait que vous pensez beaucoup... » ; « ah oui, je suis dans le mental tout le temps » ; et tous me disent : « voilà pourquoi j’ai divorcé... maman était bizarre... elle faisait de la dépression chro- nique... » ; et aucun ne m’a jamais dit : « j’ai eu une enfance merveilleuse », sinon ils ne seraient pas là devant moi, il y aurait de la souplesse, ils se sentiraient aimés, etc. Donc cette séquence où la personne garde une sorte de configuration qu’elle a eue et qu’elle a laissé s’installer dans l’enfance, et on la retrouve des années après dans les consultations douleur, avec des addictions, des peurs, des phobies, de l’anxiété chronique, tous ces symptômes auxquels les sujets s’identifient : « je suis anxieuse chronique, je suis addict, etc. ». En fait, c’est un système de défense installé pour se protéger de papa/maman. Et quand on leur dit : « il faut enlever ce système de défense »,  ils répondent : « non, c’est mon système de défense ». Donc voilà où est la complication : comment vont-ils retirer ce système de défense qui les a soi-disant protégés, mais qui n’est plus du tout adapté, parce qu’ils ont 40 ans, 50 ans, un job, et papa/maman ne sont plus de ce monde.         <br />
              <br />
       • Après cet exemple extrêmement parlant, voici deux points que je souhaiterais reprendre : concernant l’exemple de cette patiente, avec un père autoritaire, une mère qui ne l’a pas défendue, qui lui disait qu’elle devait s’excuser, elle vit des relations dysfonctionnelles dans l’enfance, dans les- quelles elle est en souffrance de ne pas avoir sa place dans ce réseau relationnel. Ceci caractérise le fait qu’elle doit « quitter son corps », l’accordage spontané ne se met pas en place, donc elle va quitter son corps, elle passe dans le mental, et ça ne bouge plus, cela devient un mode défensif, rigide. Ceci a pour conséquence que, des années après suite à cette mentalisation excessive, ce processus va devenir identitaire : « je suis comme ça, je ne peux pas changer ». Tout en prenant conscience de cela, la personne reste attachée à ce mode défensif, pensant que les choses seront pire sans. Est-ce donc à ce moment-là que va venir la notion de confusion pour faire quitter ce mode défensif ?         <br />
              <br />
       • Avant de répondre à cette question... <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-75-version-Papier_p167.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
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      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210052-67727595.jpg?v=1783024549" alt="Comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." title="Comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." />
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      <b>Dr Jean-Marc BENHAIEM       <br />
       </b>       <br />
       Médecin-hypnothérapeute, ancien praticien en centres de traitement de la douleur à l’hôpital Cochin et hôpital Ambroise-Paré (Hauts-de-Seine). Dirige le diplôme universitaire d’Hypnose médicale à Paris VI (Pitié-Salpêtrière) et a publié plusieurs livres autour de la pratique de l’hypnose en médecine : L’Hypnose ou les portes de la guérison (Odile Jacob, 2012), Une nouvelle voie pour guérir (Odile Jacob, 2023), L’Art de l’hypnose avec François Roustang (Odile Jacob, 2024).
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     <div><b>Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°75</b></div>
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      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210052-67727593.jpg?v=1783024557" alt="Comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." title="Comprendre le rôle différent de la pensée et de la sensorialité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." />
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      N°75 : Nov. / Déc. 2024 / Janv.  2025       <br />
              <br />
       Les interactions pour favoriser un changement       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°75 :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Travailler-sur-les-interactions-pour-favoriser-un-changement_a392.html">Si l’hypnose ericksonienne est une hypnose relationnelle, cela implique que le lieu d’habitation du corps soit la relation. Ainsi, lorsque la relation est vivante, le sujet vit une expérience corporelle où spontanément il accueille ses ressentis sensoriels, est en capacité de prendre des initiatives. En ce sens, le travail sur les interactions est primordial pour favoriser un changement.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Prendre-en-compte-l-interaction-L-attention-portee-sur-les-relations-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a294.html">Guillaume Delannoy, dans un article très pédagogique, nous montre à partir de quatre situations cliniques – douleur psychosomatique, jalousie entre sœurs, obésité morbide, angoisse de mort et tics nerveux – comment la modification des interactions permet l’activation des processus de réassociation. L’auteur, avec la participation de Vania Torres-Lacaze, souligne l’importance du travail de co-thérapie pour rendre possible le changement.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Trouble-du-sommeil-Le-coffre-fort-a-triple-securite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a192.html">Delphine Le Gris nous raconte l’histoire de Sophie dont la vie est parcourue de relations insécures et qui cherche une solution à son problème d’insomnie. Elle nous décrit une séance d’hypnose avec un coffre-fort fermé à clé qui va lui permettre d’y enfermer ses ruminations et de retrouver un sentiment de protection.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Noir-c-est-noir-enquete-d-une-microscopique-lumiere-Revue-Hypnose-Therapies-breves-75_a244.html">L’importance de l’humour est au centre du texte de Solen Chezalviel, dont la créativité ouvre une petite lumière dans un monde empli de noirceur.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/464-alcool-et-d%C3%A9pendance">David Vergriete, avec sa grande expérience de prise en charge des addictions, évoque, à travers le cas de Guillaume souffrant d’alcoolisme chronique, l’importance de la qualité relationnelle et la nécessité d’interroger la question du sens et de la trajectoire existentielle.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-formation.fr/Introduction-Espace-Douleur-Douceur-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a90.html">Introduction Espace Douleur Douceur.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/douleur/douleur/465-la-rem%C3%A9diation-antalgique-ou-la-th%C3%A9rapie-de-retraitement-de-la-douleur">Dans l’espace ''Douleur Douceur'', Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann nous parlent de la remédiation antalgique. Le retraitement de la douleur vise à réattribuer la douleur à des voies cérébrales réversibles et non dangereuses et à considérer la douleur comme une fausse alarme et non comme la signature de lésions tissulaires.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Douleur-en-Cancerologie-l-effet-analgesique-de-l-hypnose_a1729.html">Maryne Durieupeyroux nous emmène à la rencontre de Pablo, jeune homme pris en charge en soins palliatifs pour des métastases multiples. Elle utilise le ''gant magique'' et évalue les réactions du patient au fur et à mesure de son travail.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Douleur-Chronique-un-message-adresse-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a110.html">Charles Joussellin et Gérard Ostermann : Accueillir, écouter et favoriser un effort de narration doivent être au centre de nos prises en charge. La question du sens, de l’anthropologie, sont indispensables à nos métiers de thérapeutes.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose.media/La-prochaine-station-de-train-Deconstruction-d-une-metaphore-hypnotique_a155.html">A partir d’un atelier avec Roxanna Erickson-Klein, Evelyne Josse montre l’importance des métaphores pour focaliser l’attention du patient et remettre la vie des sujets en mouvement. Roxanna utilise la métaphore de l’embarquement à bord d’un train pendant qu’Evelyne se laisse bercer par les mots et, dans cet état de transe, développe sa créativité. Les métaphores nous incitent ainsi à reconsidérer, réélaborer et réévaluer nos expériences en ouvrant de nouvelles possibilités pour redevenir auteurs de nos vies.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/438-comprendre-le-r%C3%B4le-diff%C3%A9rent-de-la-pens%C3%A9e-et-de-la-sensorialit%C3%A9-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-75">Jean-Marc Benhaiem nous décrit la manière dont il comprend la logique de l’intervention en hypnose. Il nous parle des trois modes d’être : mental, sensoriel et confusionnel. Le déséquilibre entre ces modes s’installe au sein des relations dysfonctionnelles, lorsque le sujet, pour se défendre, privilégie un mode au détriment des deux autres. A travers plusieurs situations cliniques, il fait le lien entre l’excès du mental et le contrôle excessif. Pour le thérapeute, il s’agit d’aider le patient à passer de la rigidité à la fluidité, en retrouvant un corps présent.</a>       <br />
              <br />
       Les rubriques :       <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/CHRISTELLE-et-la-trichotillomanie-en-question_a1730.html">Sophie Cohen : Christelle et la trichotillomanie en question</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-presence-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a393.html">Adrian Chaboche : La présence</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Voyage-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-75_a130.html">Stefano Colombo et Muhuc : Voyage</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Palo-Alto-le-traumatisme-et-la-PTR_a249.html">Psychotrauma, PTR, EMDR</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-souffle-de-la-guerison-au-Nepal-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a295.html">Sylvie Le Pelletier-Beaufond : Le souffle de la guérison au Népal</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a245.html">Livres en bouche</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://in-dolore.fr/2025/04/25/revue-hypnose-therapies-breves-75/">Résumé</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.therapies-complementaires.com/Comprendre-le-role-different-de-la-pensee-et-de-la-sensorialite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a65.html" />
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   <title>Hypnose et méditation . Éditorial du Dr Olivier DE PALÉZIEUX</title>
   <updated>2026-07-03T00:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.therapies-complementaires.com/Hypnose-et-meditation -Editorial-du-Dr-Olivier-DE-PALEZIEUX_a39.html</id>
   <category term="Méditation de pleine conscience" />
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97096069-67650927.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-02T12:38:00+02:00</published>
   <author><name>Santé Intégrative</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97096069-67650927.jpg?v=1782211335" alt="Hypnose et méditation . Éditorial du Dr Olivier DE PALÉZIEUX" title="Hypnose et méditation . Éditorial du Dr Olivier DE PALÉZIEUX" />
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      La méditation basée sur la « mindfulness » suscite un engouement depuis de nombreuses années. Elle fait l’objet de 350 articles scientifiques l’année 2010, et dix fois plus aujourd’hui. Il n’y a pas de semaine sans que l’on voie sur la gondole d’un kiosque le denier numéro spécial sur les bienfaits de la méditation pour notre cerveau, pour la bonne marche d’un service d’entreprise, pour guérir ou prévenir des maladies qui nous guettent. En clair, et surtout en filigrane, si vous ne vous y adonnez point, vous ne serez pas dans la tendance... Mais pire, au vu de ses bienfaits préventifs ou curatifs, vous irez au devant de grands ennuis en terme de santé ou de carrière professionnelle, et on sait combien dans notre société les deux sont liés.       <br />
              <br />
       Alors pouvons-nous, voulons-nous résister à cette vague médiatique, à cette mode culturelle, que notre Assemblée nationale a pourtant pris en compte, que le British Parliament a utilisé pour en faire un programme – « To help political leaders stay resilient, clear minded and creative » – et ce bien avant le Brexit ? Difficile pour certains d’entre nous, praticiens de thérapies brèves, de se situer entre les valeurs prônées par des confrères sincères, et le tapage médiatique qui n’est pas dénué de commercialité.       <br />
              <br />
       J’étais l’année dernière au congrès de l’IRHYS (Lausanne), puis à celui de l’AFEHM (Paris) ; tous deux avaient choisi pour thème « la méditation ». Et la chose était bien traitée ! Pourtant il reste difficile de savoir, en dehors de certains, quel hypnothérapeute utilise la méditation, ou quel praticien des techniques méditatives utilise l’hypnose. Comme si les pratiques de l’un ou l’autre se côtoyaient, mais sans que l’on arrive véritablement à définir les liens, sans que l’on réussisse à définir dans quel cadre utiliser l’une ou l’autre pratique. L’une est résolument dans le cadre des thérapies brèves, quand l’autre pourrait avoir plus de mal à s’y ranger de manière stricte.       <br />
              <br />
       Pourtant elles se côtoient dans la prise en charge de l’anxiété, de la dépression et de ce « lâcher-prise » si cher à François Roustang. La méditation se vante d’améliorer la qualité de vie des patients, de leur donner une meilleure réponse aux traitements, et une éducation à prendre soin de soi. Alors, en quoi la méditation peut être un apport intéressant pour un thérapeute de thérapie brève et d’hypnose ? C’est la question que j’ai voulu soulever dans cette thématique, dans une démarche objective, confrontant à la fois les méthodes et les résultats scientifiques, pour une pratique qui ne cesse d’infiltrer le domaine du soin. Dans un premier chapitre, nous présentons la méditation, sa définition, sa pratique, ses protocoles et l’histoire de ses origines.       <br />
              <br />
       Dans un second chapitre, nous remontons son histoire contemporaine occidentale, au travers des découvertes de neurosciences, établissant un parallèle avec celles concernant l’hypnose. Fort de cet éclairage, dans un chapitre d’analyse nous proposons quelques pistes de réflexions, laissant le lecteur à son propre discernement, garant d’une appropriation véritable du sujet. Puis nous présentons l’avis éclairé du Docteur Jean Sixou, qui coordonne le DU de Mindfulness à Paris- Saclay, au CHU de Kremlin-Bicêtre. Il nous a paru intéressant de terminer cette thématique sur le burn-out, sujet phare de nos autorités de tutelles médicales, en vous présentant le travail clinique en cours du Docteur Marine Colombel sur ce sujet. N’étant soumis à aucune injonction de conclure, je choisirai de laisser le lecteur à sa conscience élargie, en lui proposant de suivre le dialogue socratique porteur de vérité, entre Platin et Xénon, jeunes descendants de célèbres philosophes.        <br />
              <br />
       <b>Dr Olivier DE PALÉZIEUX</b>, Praticien hospitalier en médecine d’urgence. Certifié durant ses études en psychologie médicale, il s’est passionné pour la thérapie psychanalytique, initié par le professeur René Diatkine au centre Alfred-Binet à Paris. Son intérêt pour la relation thérapeutique ne l’a jamais quitté jusque dans le domaine de l’urgence. Membre de L’IRHYS (Suisse) et de l’AFEHM où il enseigne l’hypnose, il est consultant au centre Hypnosis à Paris, tout en poursuivant son activité d’urgence en SAMU-SMUR.
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       Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
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       N°56 Février/Mars/Avril 2020       <br />
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       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/LA-SIMPLICITE-EST-LA-SOPHISTICATION-SUPREME-Leonard-de-Vinci_a303.html">Èditorial : «La simplicité est la sophistication suprême»</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Ressources-et-Competences-pour-etre-en-accord-avec-soi-et-son-entourage_a1645.html">Ressources et compétences. B. DUBOS</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Pratiques-Narratives-et-Hypnose-en-Activation-de-Conscience_a131.html">Pratiques narratives et hypnose B. DAMERON</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-paris.com/revue-hypnose/153-l%E2%80%99inattendu,-force-de-changement-ressentis-patient-th%C3%A9rapeute">L’inattendu, force de changement S. LE PELLETIER-BEAUFOND</a>       <br />
              <br />
       ESPACE : DOULEUR DOUCEUR       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Plaintes-du-monde-et-plongee-dans-l-imaginaire-Dr-Henri-BENSOUSSAN_a1267.html">Éditorial. H. BENSOUSSAN</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Les-suggestions-post-hypnotiques-l-ordonnance_a166.html">Les suggestions post-hypnotiques M. GALY</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Therapies-systemiques-breves-et-addictions-Dr-Olivier-COTTENCIN_a241.html">Thérapies systémiques brèves et addictions. O. COTTENCIN</a>       <br />
              <br />
       DOSSIER: HYPNOSE et MEDITATION       <br />
       - Mindfulness ou pleine conscience. O. DE PALÉZIEUX       <br />
       - <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Hypnose-et-meditation-Analyse-et-pistes-de-reflexion_a1646.html">Hypnose et méditation O. DE PALÉZIEUX</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-et-meditation-Mindfulness-ou-pleine-conscience_a208.html">DU de Mindfulness - Jean Sixou O. DE PALÉZIEUX</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Burn-out-et-meditation-au-sein-d-un-etablissement-hospitalier_a209.html">Burn-out et méditation. M. COLOMBEL</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-meditation-Dialogue-socratique-Sur-le-theme-de-la-meditation_a242.html">Dialogue socratique... O. DE PALÉZIEUX</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Je-collapse-Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-56_a99.html">« Je collapse… » S. COLOMBO, MUHUC</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose.media/La-presence-au-corps-encore-Dr-Adrian-CHABOCHE_a132.html">La présence au corps, encore A. CHABOCHE</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-hutte-a-sudation-Rituel-de-guerison-chamanique_a243.html">La hutte à sudation. N. D’INCA</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/216-les-grands-entretiens-eric-bonvin-interview%C3%A9-par-g%C3%A9rard-fitoussi">Les Grands Entretiens: Eric Bonvin. G. FITOUSSI</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-56_a210.html">Livres en Bouche S. COHEN, C. GUILLOUX</a>       <br />
              <br />
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.therapies-complementaires.com/Hypnose-et-meditation -Editorial-du-Dr-Olivier-DE-PALEZIEUX_a39.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose: définition moderne de l'hypnose.</title>
   <updated>2026-07-03T00:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.therapies-complementaires.com/Hypnose-definition-moderne-de-l-hypnose_a20.html</id>
   <category term="Hypnothérapie" />
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97073131-67638249.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-01T23:47:00+02:00</published>
   <author><name>Santé Intégrative</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hypnose: définition de l'Académie Nationale de Médecine.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97073131-67638249.jpg?v=1782069398" alt="Hypnose: définition moderne de l'hypnose." title="Hypnose: définition moderne de l'hypnose." />
     </div>
     <div>
      Hypnose: Historiquement technique de psychothérapie (comme elle le reste essentiellement aujourd’hui), l’hypnose est aussi largement utilisée comme thérapie complémentaire.       <br />
       L’hypnose est un état d’attention focalisée et « d’absorption interne » avec suspension partielle de l’éveil, assez comparable à l’absorption dans certaines pensées lors d’actions de type automatique comme la conduite automobile. Cet état est considéré comme doté de vertus réparatrices et susceptible de faciliter secondairement, spontanément ou par suggestion, une meilleure homéostasie et un meilleur aménagement des relations de l’organisme avec son milieu.       <br />
              <br />
       Le point d’appui de l’hypnose, comme de la relaxation, est la suggestion qui permet d’induire grâce à des exercices à la fois corporels et psychiques une sorte de déconnexion mentale et physique, aboutissant à un isolement relatif de l’organisme par rapport à son milieu. Cette clôture partielle des interactions, alors réduites à celles qui unissent le thérapeute et le patient, est censée établir une sorte d’état physiologique cohérent, qu’on a pu comparer au sommeil (le sommeil lucide) mais qui en diffère, contrairement à une croyance répandue.       <br />
              <br />
       En pratique, l’état hypnotique est induit par fixation du regard sur un point lumineux ou fixation auditive par écoute d’un son continu, en même temps qu’est remémoré un souvenir agréable. L’entrée dans l’expérience hypnotique, perçue par le malade conscient, peut être signalée par un signal convenu ; les suggestions deviennent alors possibles.       <br />
              <br />
       L’hypnose s’accompagne de manifestations cliniques et neurophysiologiques qui en garantissent l’authenticité et légitiment d’une certaine façon son utilisation thérapeutique ou les tentatives qui en sont faites. La profondeur de l’hypnose augmentant, des mouvements oculaires erratiques entrecoupés de saccades apparaissent, différents de ceux du sommeil paradoxal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.therapies-complementaires.com/Hypnose-definition-moderne-de-l-hypnose_a20.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI.</title>
   <updated>2026-07-03T10:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.therapies-complementaires.com/Les-grands-entretiens-Gerard-OSTERMANN-interviewe-par-Gerard-FITOUSSI_a68.html</id>
   <category term="Hypnothérapie" />
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97210613-67727783.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-30T23:24:00+02:00</published>
   <author><name>Santé Intégrative</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Gérard Ostermann est incontestablement un des acteurs importants du monde de la thérapie. Son humour et sa culture transpirent au travers de ce moment où il se raconte. Pouvez-vous nous parler de vous, de votre milieu familial, de vos loisirs ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210613-67727783.jpg?v=1783027743" alt="Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI." title="Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI." />
     </div>
     <div>
      Gérard Ostermann : Je suis né à Le Blanc, une petite ville du Berry sud, dans le pays des mille étangs où il m’a été possible d’observer pendant mon enfance les fascinants feux follets. Mon père, ashkénaze de la haute bourgeoisie de Cracovie, est venu en France en 1938 pour faire ses études de médecine. Toute la branche paternelle d’origine ukrainienne était composée de juristes et d’avocats. Mon père a eu comme professeur de piano Arthur Rubinstein.       <br />
              <br />
       Ça laisse des traces ! La guerre a tout balayé et mon père a dû abandonner ses études de médecine à Nancy et a organisé un réseau de résistance dans le Berry où il a rencontré celle qui allait devenir ma mère. Elle, est poète musicienne et toujours incroyablement vivante du haut de ses bientôt 89 printemps. Il y avait chez moi toute une bibliothèque de contes et légendes du monde entier et quantité d’ouvrages de mythologie que j’ai avidement dévorés. Le goût pour la mythologie a certainement favorisé mon inclinaison ultérieure pour la psychologie analytique jungienne. Je me rappelle avoir lu des ouvrages sur le magnétisme et l’hypnose (Baron du Potet) à l’âge de 16 ans et cet intérêt n’était pas trop du goût de mon père.       <br />
              <br />
       <b>Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? </b>       <br />
       L’essentiel de mon activité clinique est la psychothérapie auprès de douloureux chroniques, de sujets addicts et de personnes victimes de traumatismes. Après mes études de médecine à Tours, j’ai commencé à Reims à découvrir le champ de la cardiologie. Je m’étais initié à l’échographie bidimensionnelle, à la coronarographie et à la mise en place de pacemakers. L’efficacité et la logique de cette discipline étaient extraordinairement narcissisantes pour le médecin en herbe que j’étais. J’ai mené conjointement à ma formation de cardiologue une formation de pharmacologie. J’ai eu la chance d’être formé en rythmologie (j’ai toujours eu aussi un goût certain pour la musique) à l’hôpital Lariboisière dans la grande équipe du Professeur Robert Slama, où j’ai côtoyé des chercheurs d’exception comme le Pr Philippe Coumel et le Dr Patrick Attuel. Responsable de l’USI, j’étais de plus en plus affecté par les tragédies qui se déroulaient devant moi (décès de sujets jeunes, attente de greffes, etc.). Dans le suivi de consultations de sujets ayant subi un infarctus, je constatais un pourcentage notable de personnes sauvées, mais dépressives et incapables de revenir à la vie antérieure. L’avènement de la coronarographie avait créé un bouleversement considérable chez des patients, souvent des patientes traitées depuis des années pour angine de poitrine et chez qui brutalement, à la suite d’une coronarographie négative, on annonçait qu’elles n’avaient rien. Malgré la bonne nouvelle tout leur étayage s’effondrait, elles étaient renvoyées à leur médecin et entraient souvent en dépression, manière de dire qu’il y a bien de la douleur anti-souffrance. A cela je n’étais pas formé ! Je me disais déjà en moi-même, si c’est nerveux ce n’est pas rien, et que proposions-nous alors à ces patientes ? Je me sentais dans une grande contradiction entre une nécessité scientifique et éthique qui consistait à arrêter tout traitement à visée coronarienne non justifié, et un autre impératif éthique dans la manière d’annoncer des choses et de faire de réelles propositions thérapeutiques. Comment ne pas ajouter de la souffrance à la souffrance déjà existante et de la culpabilité à la souffrance ? C’est à partir de là que j’ai commencé à m’intéresser à la relaxation : j’ai entamé une formation à Paris autour du training autogène de Schultz, et une formation au groupe Balint. J’allais régulièrement à Divonne-les-Bains rencontrer le grand Michel Sapir qui fut d’abord mon maître et avec qui s’est nouée progressivement une relation d’amitié. C’est grâce à Michel Sapir que j’ai senti en moi la nécessité de faire un travail personnel. Parallèlement, je me formais à l’hypnose auprès de Marc Brodin, Léon Chertok et Raphaël Cherchève. J’ai réalisé quelques coronarographies et explorations du faisceau de His, sous hypnose. J’ai créé en 1980 à Reims, grâce à l’ouverture d’esprit du doyen Serge Kochman, un DU de relaxation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210613-67727784.jpg?v=1783027740" alt="Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI." title="Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI." />
     </div>
     <div>
      Au départ je souhaitais intituler ce DU Hypnose et Relaxation, mais le terme hypnose sentait encore le soufre ! Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que Jean Godin était venu assister à ce diplôme (c’est lui-même qui me l’a rappelé). Quel honneur ! Jean Godin est sans conteste celui qui a permis à l’hypnose de se développer en France. S’il m’a été donné de pouvoir échanger avec lui, je n’ai malheureusement pas pu suivre sa formation. Après m’être spécialisé en pharmacologie et en cardiologie, j’ai travaillé près d’une année (1981-1982) à Houston, au Baylor College of Medicine. J’y ai appris surtout la rigueur méthodologique. En 1983, après mon agrégation de médecine, je suis nommé au CHU de Reims dans un service de médecine interne à orientation diabétologique et endocrinologique. Je vais réaliser une recherche sur l’hypnose avec le Professeur Jean Caron, endocrinologue. Nous avons montré que sous hypnose, il était possible de modifier la production d’hormones de stress et ceci fut publié au 1er Congrès mondial de psychoneuroendocrinologie. En 1989, je décide de quitter Reims et de m’installer comme thérapeute à Bordeaux après avoir fait mon parcours analytique (Freud puis Jung). Grâce à la bienveillance de l’Université Bordeaux 2, j’ai créé un DU de Pathologie de l’oralité et participé activement au DU d’Alcoologie et d’Hypnose clinique.       <br />
              <br />
       <b>Que retenez-vous de vos rencontres avec David Servan-Schreiber et Boris Cyrulnik ? </b>       <br />
       Dans les années 2000, j’ai eu la chance de pouvoir participer à un travail sur l’inceste avec Boris Cyrulnik. Son livre Sous le signe du lien m’a fait comprendre qu’il faut deux hommes pour en faire un. Il m’a invité à intégrer son groupe de travail transdisciplinaire sur la résilience (résilience et biologie, résilience et culture...). La résilience (sorte d’antidestin) est un chapitre des théories de l’attachement que nous devons à John Bowlby. J’ai participé à Genève à un séminaire avec Daniel Stern et Nadia Bruschweiler-Stern. Pour eux, l’intersubjectivité est également un système motivationnel incroyablement important qui contribue à établir toute la sociabilité émotionnelle. Francine Shapiro, que j’ai eu le bonheur de connaître grâce à David Servan-Schreiber, publie en 1989 la première étude scientifique contrôlée sur l’EMDR. Le pari de cette méthode était de supprimer la souffrance liée à un traumatisme par le recours au langage et à des éléments neurologiques. Je fais partie des 100 000 thérapeutes formés à l’EMDR dans le monde. Si je ne fais pas de cette méthode une panacée, elle constitue cependant un outil majeur dans la boîte à outils thérapeutique lorsqu’il existe un psychotraumatisme.       <br />
              <br />
       <b>Quels ouvrages recommanderiez-vous ? </b>       <br />
       Il y a quelque chose de très arbitraire et éminemment subjectif dans la sélection. Toutefois je recommanderais volontiers : François Roustang, Qu’est-ce que l’hypnose ? Les Editions de Minuit, 2003 ; Thierry Melchior, Créer le réel. Hypnose et thérapie, Seuil, 1998 ; Jean Becchio et Charles Joussellin, Nouvelle hypnose psychodynamique, Desclée de Brouwer, 2009 ; Antoine Bioy et Pascal-Henri Keller, Hypnose clinique et principe d’analogie, De Boeck, 2009 ; Gaston Brosseau, L’hypnose, une réinitialisation de nos cinq sens, InterEditions Dunod, 2018 ; Jean-Marc Benhaiem, Julie Cosserat, Marc Galy et al., Etre là, Flammarion, 2018 ; Giorgio Nardone, Camillo Loriedo, Jeffrey Zeig, Paul Watzlawick, Hypnose et thérapies hypnotiques, Enrick B. Editions, 2019.       <br />
              <br />
       <b>Quelle est votre appréciation de l’évolution de l’hypnose en France ? </b>       <br />
       Si l’essor de l’hypnose est indiscutable, il ne faut pas nier le risque d’un effet boomerang : bien souvent il est parlé d’hypnose alors qu’en réalité il ne s’agit que de relaxation couvrante. Le risque est de voir l’hypnose noyée dans un ensemble méditation-relaxation, dont l’intérêt n’est certes pas discutable, mais qui efface l’hypnose comme véhicule vers la transe.       <br />
              <br />
       <b>Que faut-il pour que l’hypnose trouve toute sa place dans le système de santé ? </b>       <br />
       La pierre angulaire est la formation initiale en précisant bien les points de distinction entre ce qui appartient au champ de l’hypnose et ce qui est du registre de la relaxation.       <br />
              <br />
       <b>Quel message essentiel voulez-vous transmettre à ceux que vous formez ? </b>       <br />
       Travailler la posture, revenir à Soi, se donner un espace de sécurité. Arrêtez de vouloir bien faire. S’occuper de Soi dans la relation.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°55 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97210613-67727794.jpg?v=1783027714" alt="Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI." title="Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI." />
     </div>
     <div>
      Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
              <br />
       N°55 : Novembre/décembre 2019/janvier 2020       <br />
              <br />
       Dossier : Aux frontières du réel       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/144-dialogue-strategique-pour-le-changement-therapeutique-gregory-lambrette">Dialogue stratégique pour le changement thérapeutique. Gregory LAMBRETTE</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Protections-dissociatives-Gerald-BRASSINE_a128.html">Protections dissociatives. Gérald BRASSINE</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-Dixieme-selon-Francois-Roustang_a239.html">Note Dixième selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond       <br />
       </a>        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Entree-dans-l-IRM_a1643.html">Entrée dans l’IRM. Dr Juana PELAEZ PEREZ</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Le-garde-barriere-de-l-intestin-Exemple-de-protocole_a1644.html">Le garde-barrière de l’intestin. Exemple de protocole.Jean-Christophe LE DANVIC</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Hypnose-et-urgences-pre-hospitalieres_a66.html">Hypnose et urgences pré-hospitalières. Frédéric DOLLET       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Editorial-Sophie-COHEN-et-Henri-BENSOUSSAN_a1264.html">Éditorial Sophie COHEN et Henri BENSOUSSAN       <br />
       </a>        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Conscience-placebo-et-realite-virtuelle-Sophie-COHEN-et-Henri-BENSOUSSAN_a1265.html">Conscience, placebo et réalité virtuelle Sophie COHEN et Henri BENSOUSSAN       <br />
       </a> Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°55       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose.media/La-realite-virtuelle-au-bloc-operatoire-Des-experiences-sans-suite-Dr-Marc-GALY_a130.html">La réalité virtuelle au bloc opératoire. Des expériences sans suite. Dr Marc GALY       <br />
       </a>        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-alliance-hypnose-et-yoga-nidra-Une-mise-en-resonance-avec-le-patient_a1266.html">L’alliance hypnose et yoga nidra. Une mise en résonance avec le patient. Dr Gérard VIGNERON.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Pas-de-panique--Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-55_a98.html">Pas de panique ! Dr Stefano Colombo</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-crepe-et-papa-a-gauche-Dr-Adrian-CHABOCHE-et-Virginie-NAVINEL-orthophoniste_a207.html">La crêpe, et papa à gauche. Dr Adrian CHABOCHE et Virginie NAVINEL, orthophoniste</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Ecriture-et-jeux-de-vertiges_a240.html">Ecriture et jeux de vertiges. Dina Roberts</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Histoire-de-l-hypnose-Avec-Didier-MICHAUX_a1642.html">Histoire de l'hypnose. Avec Didier MICHAUX</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/213-les-grands-entretiens-g%C3%A9rard-ostermann-interview%C3%A9-par-g%C3%A9rard-fitoussi">Les grands entretiens: Gérard OSTERMANN interviewé par Gérard FITOUSSI</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.therapies-complementaires.com/Les-grands-entretiens-Gerard-OSTERMANN-interviewe-par-Gerard-FITOUSSI_a68.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Confinement: Corps Emotions et représentations psychiques.</title>
   <updated>2026-07-03T00:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.therapies-complementaires.com/Confinement-Corps-Emotions-et-representations-psychiques_a24.html</id>
   <category term="Revue Hypnose et Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/imagette/97074044-67638548.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-30T22:29:00+02:00</published>
   <author><name>Santé Intégrative</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97074044-67638548.jpg?v=1782073957" alt="Confinement: Corps Emotions et représentations psychiques." title="Confinement: Corps Emotions et représentations psychiques." />
     </div>
     <div>
      En cette période particulière, que les médias et peut-être plus tard les historiens nommeront « le grand confinement », les thérapeutes que nous sommes se retrouvent au coeur d’une situation inédite tant sur le plan psychologique que sur le plan social.       <br />
              <br />
       Les regards sur le processus dans lequel nous sommes tous impliqués sont bien évidemment multiples. De plus, il est bien trop tôt pour faire des observations « a posteriori » car ce processus chaotique, traumatique à de nombreux égards, est loin d’être arrivé à son terme.       <br />
              <br />
       La communauté des soignants sensibilisés à l’hypnose est vaste et les champs d’interventions très nombreux. Force est de constater que tous et toutes ont dû faire preuve de créativité. Une créativité pour eux-mêmes dans des contextes difficiles où la mort est omniprésente, et pour leurs patients et patientes confrontés également à cette expérience particulière du confinement. Il est évident que nous ne sommes pas tous égaux vis-à-vis des effets qui découlent de l’impossibilité de « vivre comme avant ». Les prédicateurs scientifiques et médiatiques y vont déjà tous de leurs analyses et de leurs prédictions pour « le monde d’après ». Très modestement, je me contenterai de vous livrer quelques observations dans « l’ici et maintenant ».       <br />
              <br />
       La grande majorité de mes patients se sont retrouvés dans un état d’arrêt aigu et brutal       <br />
       La grande majorité de mes patients et de mes patientes se sont retrouvés dans une situation d’arrêt, non pas telle que nous la connaissons dans les processus chroniques, mais plutôt dans un état d’arrêt aigu et brutal. Tous et toutes n’y ont pas fait face de la même façon, qu’ils soient seuls, en couple ou en famille. Les solutions qu’ils et elles ont mis en place, le plus souvent dans l’urgence, sont à mon sens tout à fait éclairantes et riches d’enseignement pour notre pratique et nos intentions thérapeutiques, et pas seulement dans le contexte particulier du confinement, mais de façon beaucoup plus générale, dans nos thérapies du quotidien. Notre système de référence en matière de psychologie a toujours considéré que le psychisme et le monde des représentations (nos systèmes de valeurs, nos croyances, nos pensées, etc.) est au centre de notre système relationnel : c’est notre monde des représentations qui nous permet de penser et d’être en relation avec le monde qui nous entoure, à être en lien avec notre corps et ses sensations, et avec les autres humains proches et moins proches. Nos efforts thérapeutiques, en suivant cette référence, doivent donc se focaliser sur le monde des représentations psychiques de nos patients et les émotions qui y sont associées. Bien avant le confinement et l’irruption du « virus à couronne » dans notre vie, ma pratique de l’hypnose m’avait amené à me poser des questions sur la validité exclusive de ce modèle. Et si le corps était le premier activateur de nos émotions et le premier « système de référence », le premier support pour nos représentations psychiques ? De même, notre corps ne serait-il pas l’interface qui nous permet de penser le monde qui nous entoure et nous permet de rentrer en relation avec les autres et ainsi de « penser cette relation aux autres » ?       <br />
              <br />
       La situation du confinement, promoteur de transes d’alerte et de transe négative       <br />
       Revenons à mes patients et à mes patientes. L’intérêt ici n’est pas d’observer les effets du confinement sur leurs problématiques émotionnelles et relationnelles, mais bien d’observer les solutions qu’ils et elles ont mis en place et les effets de ces solutions sur leur confort émotionnel, relationnel et corporel. Nous connaissons tous le concept de la transe négative. C’est une constante en terme d’état pour l’ensemble des patients et des patientes que nous sommes amenés à rencontrer dans notre quotidien de thérapeute.  La situation du confinement n’est qu’un contexte supplémentaire, promoteur de transes d’alerte et de transe négative. J’ai vite constaté, et ce dès les premiers moments du confinement, et bien sûr par la suite, que certains de mes patients et de mes patientes trouvaient, malgré des enjeux relationnels et émotionnels préexistants, des solutions pour installer de la ré-assurance et de la stabilité émotionnelle de manière plutôt autonome : ils ont peu sollicité mon aide, ou ils ont différé les séances pendant plusieurs semaines. D’autres, en revanche, furent très demandeurs de séances, que j’ai réalisées par vidéo du fait de l’impossibilité de déplacement ou du fait de l’éloignement. Le constat est tout à fait remarquable. Tous et toutes étaient dans des états émotionnels difficiles, alimentés par des représentations psychiques d’insécurité. Tous et toutes étaient dissociés, dans l’incapacité d’être en relation avec leurs sensations corporelles. Certains et certaines étaient même en situation d’alerte anxieuse « sympathique » voire en situation d’« effondrement parasympathique », selon la lecture de Porges. Ces patients et ces patientes avaient mis en place des solutions inefficaces et dissociantes : parler de leurs problèmes des heures durant avec leur entourage, rester à l’arrêt corporel dans une pièce, à regarder en boucle la télévision ou des séries, « pour se changer les idées », sans grand succès.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>BRUNO DUBOS</b> Médecin psychiatre à Rennes. Il travaille avec l’hypnose ericksonienne, les thérapies brèves et les thérapies systémiques depuis 1991. Formateur et superviseur, ses travaux ont fait l’objet de plusieurs communications dans les congrès européens et internationaux, ainsi que des publications dans des revues spécialisées. Il est l’auteur d’un livre sur les troubles des conduites alimentaires. Un ouvrage sur les âges clandestins est à paraître en janvier 2020.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.therapies-complementaires.com/photo/art/default/97074044-67638549.jpg?v=1782073944" alt="Confinement: Corps Emotions et représentations psychiques." title="Confinement: Corps Emotions et représentations psychiques." />
     </div>
     <div>
      N°58 : août/septembre/octobre        <br />
       Dossier : crise et après-crise       <br />
       Le dossier de ce n°58 est consacré aux conséquences de la crise sanitaire sur les patients et aux pratiques thérapeutiques qui en découlent.       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Les-souvenirs-viennent-a-moi-Edgar-MORIN_a308.html">Edito : Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/On-ne-saurait-se-passer-des-etoiles-Marc-Alain-OUAKNIN_a248.html">On ne saurait se passer des étoiles. Marc-Alain Ouaknin, philosophe</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-angoisse-de-la-mort-Prescription-et-injonction_a1649.html">Leçon d’un confinement. David Le Breton, sociologue</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-angoisse-de-la-mort-Prescription-et-injonction_a1649.html">L’angoisse de mort. Véronique Cohier-Rahban, psychothérapeute</a>       <br />
              <br />
       Espace Douleur Douceur       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Editorial-Douleur-Douceur_a169.html">Modifier nos pratiques thérapeutiques ? Henri Bensoussan, médecin hypnothérapeute       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/150-hypnose-une-bulle-d-oxygene-au-centre-hospitalier-de-bligny">Une bulle d’oxygène. Au centre hospitalier de Bligny. Agathe Delignières, psychologue</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-experience-secure-developpement-du-lieu-sur_a1273.html">L’expérience sécure. Développement du « lieu sûr ». Arnaud Zeman, Hypnothérapeute</a>       <br />
              <br />
       Dossier « Crise et après crise »       <br />
              <br />
       Edito : Sophie Cohen       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose.media/La-tulipe-et-le-saule-pleureur_a134.html">La tulipe et le saule pleureur. Un conte de Jean-Marc Benhaiem, médecin hypnothérapeute</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/De-l-autre-cote-du-miroir_a215.html">17 jours dans les griffes du Covid-19. Un témoignage d’Olivier Debas, médecin urgentiste, touché par la maladie.</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Ecrire-pour-sortir-du-probleme_a1274.html">Ecrire pour sortir du problème. Vania Torres-Lacaze, Guillaume Delannoy, Annick Toussaint responsables de l’IGB</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/Confinement-Corps-Emotions-et-representations-psychiques_a24.html">Confinement : corps, émotions et représentations psychiques. Bruno Dubos</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Periode-bousculee-Dr-Stefano-COLOMBO-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-58_a101.html">Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : « période bousculée ». Stefano Colombo et Mohand Chérif Si Ahmed (alias Muhuc)</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/medecines-complementaires-alternatives/th%C3%A9rapies-psycho-corporelles/hypnoth%C3%A9rapie/439-conna%C3%AEtre-de-l%E2%80%99autre,-soi-m%C3%AAme">Les champs du possible : Connaître de l’Autre, Soi-même. Adrian Chaboche, spécialiste en médecine générale et globale</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Chamanisme-chez-les-Indiens-Shipibos-Conibos_a250.html">Culture monde : Chamanisme chez les indiens Shipibos-Conibos. Jean-Marc Boyer, psychopraticien</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/413-r%C3%A9glementer-la-pratique-de-l%E2%80%99hypnose">Les grands entretiens. Réglementer la pratique de l’hypnose. Entretien avec Gérard Fitoussi, président de la CFHTB</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a135.html">Livres en bouche</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/livres/livres/440-l%E2%80%99adieu-au-corps,-anthropologie-de-la-douleur,-dispara%C3%AEtre-de-soi,-david-le-breton">Ouvrages de David Le Breton</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.therapies-complementaires.com/Confinement-Corps-Emotions-et-representations-psychiques_a24.html" />
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